Renforcement du cadre
institutionnel du développement durable à l'échelon
national
Les États devraient :
- Continuer à promouvoir des approches cohérentes et
coordonnées des cadres institutionnels du
développement durable au niveau national, notamment en
mettant en place ou en renforçant, lorsqu'il y a lieu, les
autorités et mécanismes nécessaires pour élaborer,
coordonner et appliquer les politiques et faire appliquer
les lois;
- Progresser dans la formulation et l'élaboration de
stratégies
nationales de développement durable et commencer à les
mettre en oeuvre avant 2005. À cette fin, les stratégies
nationales en question devraient, le cas échéant, être
appuyées par des mesures de
coopération internationale qui tiennent compte des
besoins spéciaux des pays
en développement, en particulier des pays les moins avancés.
Ces stratégies, qui, là où elles sont applicables,
pourraient prendre la forme de stratégies de réduction de
la pauvreté qui intégreraient les aspects économiques, sociaux
et environnementaux du
développement durable, devraient tenir compte des
priorités nationales de chaque pays.
- Chaque pays est le principal responsable de son propre
développement durable et le rôle des politiques et
stratégies de développement nationales ne peut être
surestimé. Tous les pays devraient promouvoir le
développement durable au niveau national, notamment en
promulguant et en appliquant des lois
claires et efficaces qui le favorisent. Tous les pays
devraient renforcer leurs
organismes publics, notamment en les dotant de
l'infrastructure nécessaire et en promouvant la transparence, la
responsabilité et la justice dans les institutions
administratives et judiciaires.
- Tous les pays devraient promouvoir la participation des citoyens,
notamment en prenant des mesures qui leur permettent
d'accéder à l'
information concernant la législation et les
règlements, activités, politiques et programmes. Ils
devraient aussi encourager la pleine participation des citoyens à
l'élaboration et à la mise en oeuvre des politiques
relatives au
développement durable. Les femmes devraient être en
mesure de participer pleinement, sur un pied d'égalité, à
l'élaboration des politiques et à la prise des
décisions.
- Promouvoir plus avant la création ou le renforcement de
conseils et/ou de structures de coordination du
développement durable au niveau national, y compris au
niveau local, afin d'axer les efforts nationaux sur les
politiques de
développement durable. Dans ce contexte, il faudrait
également promouvoir la participation de toutes les
parties prenantes.
- Appuyer les efforts que font tous les pays, en
particulier les pays en développement et les
pays en transition, pour renforcer leurs mécanismes
institutionnels de
développement durable, notamment au niveau local, par
exemple en promouvant les approches intersectorielles de la
formulation des stratégies et plans de
développement durable tels que les stratégies de
réduction de la pauvreté et de coordination de l'aide, en
encourageant les approches participatives et en renforçant
l'analyse des politiques, les
capacités de gestion et les capacités de mise en
oeuvre, notamment en intégrant une perspective
sexospécifique dans toutes ces activités.
- Renforcer le rôle et les
capacités des autorités et protagonistes locaux en ce
qui concerne l'application d'Action
21 et des résultats du Sommet et le renforcement de
l'appui à fournir en permanence aux programmes locaux
d'application d'Action
21 et aux initiatives et partenariats connexes, et
encourager, en particulier, les partenariats entre les
administrations locales et autres et les protagonistes pour
faire progresser le
développement durable, comme le prévoit notamment le
Programme pour
l'habitat.
Cadre institutionnel
Cadre institutionnel efficace [
mise en place à tous les niveaux d'un ]
Cadre institutionnel international
Pauvreté
(lutte contre la)
Pauvreté 1 2
3 4
5 En dépit des nombreuses évolutions positives de ces
dernières décennies, la pauvreté est le principal
problème que connaisse le monde. Plus d'1,2 milliard de
personnes vivent dans une misère abjecte et plus de la
moitié d'entre elles souffrent chaque jour de la faim. On
estime aussi:
- qu'il meurt chaque année plus de 12 millions
d'enfants de moins de cinq ans, soit 40 000 par jour;
- que l'espérance de vie est plus courte de 10 ans
dans les pays en développement que dans ceux du Nord,
et plus courte de 20 ans en Afrique subsaharienne;
- que 800 millions de personnes des pays en
développement n'ont pas accès aux soins de santé et
qu'elles sont 1,3 milliard à ne pas disposer d'eau
potable;
- que la production alimentaire par tête en Afrique a
baissé de 12 % entre 1961 et 1995;
- qu'il y a un médecin pour 36 000 personnes en
Afrique subsaharienne, alors que le chiffre
correspondant pour les pays industrialisés est d'un
médecin pour 400 habitants;
- que près de 900 millions d'adultes, dont 75 % de
femmes, sont illettrés.
En revanche, des résultats remarquables ont été
obtenus aussi. Les progrès ont été particulièrement
accentués en Asie, où vit plus de la moitié de la
population mondiale aujourd'hui. Or, si l'Asie continue
d'abriter le plus grand nombre de pauvres dans le monde,
la pauvreté y décroît tant en chiffres absolus qu'en
proportion relative
Pauvreté
en Europe et dans les Pays en Voie de Développement
|
Cliquez sur
une carte
pour
l'envoyer
|

|
|
Pauvreté / exclusion
Pauvretés
etés