Ces " victoires " ont entraîné une vague d'optimisme et ouvert la période des grands slogans : " la santé pour tous " et la découverte de nouveaux anti-dotes qui en finiraient des autres grands fléaux ne sont, pense-t-on alors, plus qu'une question de temps. En fait, la réalité a repris le dessus et balayé ces espoirs. Des maladies que l'on pensait définitivement disparues de la surface du globe font leur réapparition. Elles se propagent parfois sous des formes encore plus dangereuses qui résistent aux traitements. Certains médicaments qui avaient fait leurs preuves deviennent inefficaces.
Aujourd'hui, les maladies
infectieuses sont la principale cause de mortalité dans le
monde : en tuant 17 millions de personnes chaque
année, elles sont en effet à l'origine de plus d'un quart des
décès à l'échelle mondiale. Une grande majorité des victimes
de ces maladies vit dans les pays pauvres, où les personnes
les plus démunies sont les premières touchées. Les maladies
infectieuses, et particulièrement le Sida, la tuberculose et
la malaria, menacent la santé économique de certains pays en
développement.
En savoir plus :
|
Le site sur la campagne
pour l'accès aux médicaments
(en anglais) |
Chaque année, près de 17 millions de personnes dans le monde meurent des suites d'une maladie infectieuse. 97% des décès surviennent dans les pays en développement.
Les maladies infectieuses sont responsables de plus de la moitié des décès en Afrique sub-saharienne.
A peine 8% des dépenses pharmaceutiques sont consacrés aux pays en développement. Pourtant, ceux-ci accueillent plus de 75% de la population mondiale.
Un tiers de la population mondiale n'a pas accès aux médicaments essentiels. Dans les régions les plus pauvres d'Afrique et d'Asie, cette proportion dépasse les 50%.
Dans de nombreux pays en développement, le coût mensuel d'un traitement antirétroviral pour un malade du Sida est 30 fois supérieur au salaire mensuel moyen.
Sur les 1 223 médicaments
développés entre 1975 et 1997, seulement 13 servent au
traitement d'une maladie tropicale.