Administration Eco -Responsable






Informations générales sur les achats éco-responsables
 
Enjeux
Etiquetage environnemental
Eco-produits et éco-conception
Commerce équitable et commerce éthique
International
Les acteurs
 
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I - Les acteurs impliqués

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II - Le rôle des acteurs nationaux

Les acheteurs publics et privés / Consommateurs - citoyens

A travers leurs actes d'achats, les acheteurs-consommateurs créent un effet d'entraînement sur le marché, en suscitant une prise en compte du critère environnemental dans la conception des produits et la fourniture de services. Ils ont un rôle moteur et de levier sur l'offre de produits et services plus respectueux de l'environnement.

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Les pouvoirs publics et organismes publics au niveau national

Ils ont pour rôle de :

  • Définir les axes stratégiques et coordonner les actions menées
  • Encourager et accompagner l'émergence d'une offre de produits et services plus respectueux de l'environnement
  • Encourager la demande en produits et services plus respectueux de l'environnement


Le  MEDD (Ministère de l'Ecologie et du Développement Durable)
  • Définit des lignes directrices en matière d'achats éco-responsables
  • Diffuse les bonnes pratiques et les retours d'expérience en matière d'achats éco-responsables
  • Sensibilise les acheteurs publics et privés à la qualité écologique des produits (développement d'outils pédagogiques et méthodologiques destinés à former les acheteurs publics)
  • Accompagne les industriels dans leurs démarches d'éco-conception et aideà la diffusion des bonnes pratiques
  • Définit des méthodes d'évaluation de la performance environnementale des produitsPromeut les éco-labels


La DIGITIP (Direction Générale de l'Industrie, des Technologies de l'Information et des Postes
  • Accompagne les industriels dans leur démarche d'éco-conception
  • Lance des programmes de recherche et finance des projets d'innovation technologique favorables au développement de produits et services de moindre impact environnemental


L'ADEME (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie)
  • Promeut les bonnes pratiques en matière d'achats éco-responsables et d'utilisation des produits (développement d'outils pédagogiques et méthodologiques destinés à former les acheteurs publics)
  • Accompagne les démarches d'éco-conception : sensibilisation et aide aux entreprises pour la mise en place des outils/méthodes d'éco-conception
  • Diffuser son expertise en matière d'évaluation de la qualité écologique des produits
  • Communique sur la signification des différentes formes d'étiquetage environnemental

Les organismes privés
  • L'AFNOR (Association Française de Normalisation) et l'AFNOR CERTIFICATION
    • Définissent et mettent en place la normalisation, ainsi que la certification et l'écolabellisation des produits

Les associations de consommateurs et de protection de l'environnement
  • Assurent un relais entre les pouvoirs publics et les citoyens (en tant qu'acheteurs et utilisateurs)
  • Sensibilisent à la prise en compte de l'environnement comme critère de choix à l'achat (choix écologiques des produits, utilisation raisonnée et bonnes pratiques d'élimination)
  • Informent sur la signification des différentes formes d'étiquetage environnemental 

Les fabricants et distributeurs
  • Intégrent l'environnement dans la conception des produits (éco-conception)
  • Contribuent au développement d'un marché de produits et de services plus respectueux de l'environnement à travers la production, la sélection et la promotion de ces produits / services
  • Informent et communiquent auprès des consommateurs :
    • signification des étiquetages
    • modes d'emploi intégrant des recommandations sur l'utilisation et l'élimination de leurs produits 

III - Les acteurs internationaux

Les Etats
Les Etats sont des acteurs majeurs en matière de définition et de mise en œuvre des politiques de développement durable tant au niveau international qu'au niveau national, notamment depuis la conférence de Rio sur le développement durable (1992), la signature de l'Agenda 21 et le conférence de Johannesbourg(2002).

Les consommateurs et leurs associations
Les consommateurs sont de plus en plus informés et sensibles aux impacts sanitaires des produits qu'ils consomment (vache folle, OGM…). Le poids de la consommation éthique ou équitable augmente (Fairtrade, MaxHavellaar) tandis que les boycotts de certaines entreprises par les consommateurs ont des répercussions importantes sur leur chiffre d'affaires (SHELL en Allemagne, NIKE…)

Les associations de consommateurs (BEUC, ANEC, UFC-que choisir…) font entendre leur voix dans les comités de normalisation et à travers différentes instances pour la défense des intérêts des consommateurs (amiante, services de l'eau ou des transports…). Certaines organisations agissent en parallèle des programmes des Nations Unies pour sensibiliser le public à une consommation plus respectueuse de l'environnement et des valeurs sociales (ex : Consumers International, Collectif de l'Ethique sur l'étiquette…).

Les institutions internationales
La plupart des grandes institutions internationales (ex : ONU, OCDE, Banque Mondiale, Organisation Internationale du Travail, Union Européenne,…) prennent en compte la montée en puissance du développement durable. Elles jouent un rôle important dans l'harmonisation et la définition de règles communes. 

Les entreprises
Les entreprises, notamment les grands groupes internationaux, sont sensibles aux problématiques du développement durable, qu'elles perçoivent comme un facteur de distinction grandissant, notamment vis-à-vis des fonds éthiques et des attentes croissantes des clients et du grand public.

Les associations non gouvernementales de protection des droits de l'homme et de l'environnement
Un grand nombre d'associations non gouvernementales se positionnent et agissent en faveur du développement durable. Les plus connues : les Amis de la Terre, Greenpeace, le WWF, Amnesty International ou la Fédération Internationale des Droits de l'Homme (FIDH) peuvent revendiquer chacune plusieurs millions d'adhérents. Certaines, comme Amnesty International qui a créé une Commission Entreprises, ou le WWF qui a lancé des partenariats avec de grands groupes industriels, interviennent très directement au sein des entreprises et contribuent à la structuration et au déploiement du développement industriel durable.

Les organismes, groupes de réflexion et instituts de recherche
De nombreux organismes supranationaux, issus du secteur privé ou associatif, contribuent à la diffusion du concept et des pratiques de développement durable (ex : WBCSD, GRI, …).

Les instituts de recherche publics et privés et clubs de réflexion sont fortement sollicités pour répondre aux demandes d'innovation technologique et d'aide à la décision dans les sciences économiques et sociales (ex : WRI, RFF, CSE, CNRS).
 

Les fonds d'investissement et les agences de notation éthiques
La demande pour les fonds dits éthiques ne cesse d'augmenter et atteint désormais plus de US $1 000 milliards, soit 10% des montants investis aux Etats-Unis selon les dernières estimations. Les indices boursiers basés sur ces critères de développement durable fleurissent (Indice ASPI Eurozone d'Arèse en France, indice FTSE4Good en Angleterre, Dow Jones Sustainability Group Index...)


Les syndicats
En représentant les intérêts des salariés, les syndicats jouent un rôle capital dans la diffusion des principes de développement durable au sein de l'entreprise, notamment par l'importance qu'ils attachent à l'amélioration des conditions de travail, de la concertation au sein des entreprises et à la protection de l'environnement. Leur implication dans les débats, les manifestations nationales et internationales sur le développement durable et la responsabilité sociale des entreprises s'est fortement développée ces dernières années.