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Les éoliennes


L'énergie en californie

Le marché de l'énergie

"On ne prévient pas les grenouilles quand on assèche les marais". Ainsi s'exprimait il y a quelques années Rémy Carle, alors directeur de l'équipement à EDF. Les grenouilles, c'est nous. Les marais, ce sont les régions qui ont appris subitement un jour qu'elles allaient à jamais être marquées par l'empreinte de l'histoire atomique. Cette formule cynique, un responsable nucléaire russe ou américain aurait pu la reprendre à son compte. De part le monde ces personnages ont pu développer pendant un demi-siècle un formidable archipel de silence.

Le choix nucléaire s'est fait dans l'opacité la plus complète et le citoyen-grenouille n'a compris que bien plus tard le prix du « tout-confort » électrique.

Svetlana Alexievitch, une journaliste qui a enquêté sur Tchernobyl, a raconté sa rencontre avec un « liquidateur » employé à des opérations de décontamination à proximité de la centrale accidentée. Un peu hébété, le jeune homme s'interrogeait : « Nous lavons les toits, les voitures, les champs... Mais on ne peut pas laver l'eau ! »
La douloureuse absurdité d'une catastrophe nucléaire se résume dans ce petit récit. Et il y aurait quelque naïveté à croire que l'accident n'arrive que chez les autres.
Les prophètes de l'Eldorado énergétique voudraient nous faire croire qu'il faut poursuivre l'aventure et le gaspillage pour soigner les maux de la planète. Face à de tels partisans, se débarrasser du nucléaire ne sera pas une mince affaire. Pourtant, un monde sans nucléaire n'est pas un doux rêve. Ce futur est en marche dès maintenant à travers des innovations technologiques ou économiques, des décisions publiques novatrices ou d'autres modèles de coopération internationale. A nous de le faire vivre au XXIe siècle.


Mobilisation de ressources financières
Les investissements énergétiques (centrales, infrastructure de transport et distribution de l'énergie, …) représentent aujourd'hui de 290 à 430 milliards de dollars par an (soit 1 à 1,5 % du PIB mondial). Si on y ajoute les investissements visant à l'amélioration des rendements énergétiques tous secteurs confondus (produits et appareils de consommation finale, bâtiment, transport,…), le besoin en financement est le double. De plus, si, dans les pays en voie de développement, le taux de croissance de la demande énergétique atteint les 2,5 % par an actuellement estimés, les investissements requis atteindraient 2 à 2,5 % de leur PIB national.
La poursuite et le renforcement de la mobilisation de ressources financières, nationales et internationales, publiques et privées, pour l'accès universel à l'énergie est l'un des défis de demain. De même que le financement de la lutte contre le changement climatique, par le renforcement des capacités institutionnelles et humaines dans les pays en développement, le transfert de technologies, et les effets adverses et directives au FEM. Lors des accords de Bonn, un montant annuel de 410 Mds $ a été promis dans ce sens.




La nouvelle publication de la CNUCED sur les services dans les secteurs de l´énergie et ceux de l´environnement vient à point nommé pour aider les décideurs politiques et les négociateurs à mieux cerner les enjeux des négociations en cours à l´Organisation mondiale du commerce (OMC) au titre de l´Accord général sur le commerce des services (AGCS).

Cette étude, intitulée Energy and Environmental Services: Negotiating Objectives and Development Priorities (Services énergétiques et environnementaux: Objectifs de négociation et priorités de développement), disponible pour le moment qu´en anglais, examine les positions de négociation des pays membres de l´OMC dans les deux secteurs précités. Elle analyse les stratégies nationales, passe en revue les tendances et les principaux acteurs du marché de l´énergie, un secteur qui occupe une place prépondérante dans l´économie mondiale (1,7 à 2 mille milliards de dollars de chiffre d´affaires), et de l´environnement dont les revenus ont été 522 milliards de dollars en 2000. Elle montre que les services énergétiques (exploration, extraction, forage, transport de l´énergie, courtage), qui constituent la valeur ajoutée dans la filière énergétique, ont une valeur économique considérable. Ils présentent des liens étroits avec la croissance économique et l´investissement, la compétitivité nationale et, à terme, avec le développement durable. Elle fait également état de la réussite de certains pays en développement qui sont parvenus à établir un secteur national de services liés à l´énergie et à l´environnement et à exporter ces services.



 
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Energies renouvelables : entre discours et réalités
Avec le Débat national sur les énergies, les grands discours se sont multipliés sur la nécessité de rattraper le retard de la France dans l'éolien et le solaire. Nicole Fontaine, notre Ministre déléguée à l'industrie en charge de l'énergie, fut en première ligne : à Rennes le 5 mai dans le cadre du Débat, sur France Inter le 9 au Téléphone Sonne , au colloque du Syndicat des Energies Renouvelables le 15... c'est toujours le même topo : il faut développer les renouvelables, mais en précisant qu'elles resteront des compléments à l'énergie nucléaire.
Concrètement, on ne voit pourtant aucun véritable effort financier et humain pour encourager la recherche et le développement sur ces technologies émergentes ; au contraire, les crédits de l'ADEME ont été rabotés. Pire, certains parlementaires multiplient les attaques contre les tarifs d'achat garantis de l'électricité renouvelable (loi électricité du 20 février 2000).
De surcroît, la fameuse circulaire aux Préfets sur les procédures relatives aux parcs éoliens, promise par le MEDD depuis des mois et des mois, ne cesse d'être reportée. D'après les projets, elle comporterait certains points positifs mais une annexe concoctée par la Direction de la Nature et des Paysages du MEDD se révèlerait catastrophique : la quasi-totalité du territoire y serait considérée comme zone sensible (hors les paysages protégés et très sensibles ), on y parlerait de co-visibilité des parcs à 10 kilomètres, etc.
A cela s'ajoutent les divers tracas et atermoiements des administrations hésitantes en l'absence de ligne politique claire : que ce soient les Préfets maritimes pour l'offshore ou les Préfets de départements et de régions pour les parcs terrestres, sans oublier les aviations civile et militaire, l'équipement, les télécoms, RTE ou même la protection civile - les éoliennes gêneraient les canadairs !
Prenons l'exemple du département de l'Aude. Ce 24 mai, la Compagnie du Vent, le maire de Névian et le président de la cave coopérative inauguraient un parc de 15,3 MW (18 machines Gamesa de 0,85 MW). Il y avait là beaucoup de beau monde pour couper le ruban : Préfet, parlementaires, président du Conseil Général... Mais plus prosaîquement, que font tous ces décideurs au jour le jour ? Le Préfet refuse pratiquement tous les permis de construire depuis un an (en s'abritant derrière la Commission des Sites), le sénateur Courteau se félicite publiquement de la loi Legrand (dont Info-Energie a déjà longuement parlé), le président du Conseil général n'a pas donné le moindre coup de pouce à l'éolien et il n'a même pas été possible de reconduire le chargé de mission installé en avril 2002 par l'ADEME auprès du CAUE !
Et pourtant, il faut savoir qu'avec les 86,5 MW en service dans l'Aude - dans la misère de l'énergie éolienne en France, l'Aude est le département le plus équipé ! -, le Conseil général touche une part très importante de la taxe professionnelle (plus que les communes) sans que la moindre part de cet argent ne serve au soutien des énergies renouvelables.
On le voit, malgré tous les beaux discours, la France est encore très loin de tenir ses engagements européens - 21% de son électricité produite par des renouvelables à l'échéance 2010. Il faudrait pour cela 10 000 MW déolien, alors qu'on en est laborieusement à quelques 200 MW (pour, rappelons-le, 12 000 en Allemagne, 4 100 en Espagne et 2 900 au Danemark).
Sans changement de cap, la politique énergétique nationale et locale continuera à faire le jeu du nucléaire, ce qui signifie se lier les mains pour des décennies, voir saccumuler les déchets radioactifs et fleurir les nouvelles lignes à très haute tension pour exporter notre trop plein.
Pitch BLOCH,
Directoire du Réseau Energie
Cette pétition a déjà reçu le soutien d'autres organisations. N'hésitez pas à la faire circuler et à nous solliciter (energie@fne.asso.fr)


Rideau sur le débat officiel

Le Débat national sur les énergies a pris fin le samedi 24 mai. Prévue au départ sur deux journées, la session de clôture a été rabotée par le gouvernement à moins de 3 heures. Les échanges précipités ont été téléguidés par une liste de questions écrites à l'avance par le Ministère de l'industrie, qui aboutissaient à l'interrogation finale Pourquoi faut-il construire un démonstrateur nucléaire EPR ? . En 1 heure et demi, pas moins de 15 intervenants ont été interrogés sur 15 thèmes, et 2 ou 3 questions ont été prises dans la salle. Ce déroulé caricatural - qui ne permet évidemment pas de dépasser les clichés et slogans d'usage - a été hélas représentatif de l'ensemble de ce débat d'où les citoyens ont été exclus. Les retombées médiatiques ont été encore une fois ridicules, preuve que ce débat n'a rien apporté de plus que les multiples colloques dinitiés dont on a pris l'habitude.
FNE ne regrette pas d'avoir quitté le Comité consultatif du Débat, tant les déficits de sincérité et de rigueur ont été criants dans l'organisation de cet évènement. Aucune des promesses annoncées en amont (gel des décisions et publicités, soumission de tous les documents, contrôle de la charte des initiatives partenaires, suppression des formules partisanes du site Internet, etc.) na été respectée.

Le Vrai à Lille
Le Vrai débat des ONG se poursuivait de son côté avec une journée à Lille le samedi 14 juin. Dautres initiatives sont prévues, dont la pétition sur l'énergie et des contributions sur le contenu de la loi dorientation.
Un long article dans la revue ENERGIE PLUS (nƒ306) fait un point intéressant sur la journée du 25 avril co-organisée avec les associations Global Chance et Négawatt. En filigrane : le Vrai Débat - tout comme le Débat National dailleurs - a insisté sur la nécessité de placer la maîtrise de l'énergie au cúur des réflexions et de la future loi dorientation.
Logiquement, le Scénario Négawatt mériterait donc de simposer comme l'outil de référence pour orienter notre politique énergétique !

L'OPECST joue le nucléaire
Les députés Birraux (UMP) et Bataille (PS) ont publié, en plein débat national sur les énergies, un rapport au nom de l'Office parlementaire des choix scientifiques et technologiques (OPECST) sur la durée de vie des centrales nucléaires et les nouveaux types de réacteurs. Ce rapport de plus de 200 pages, qui n'aurait du être que scientifique et technique, a pris un mauvais tour politique puisque les deux députés ont saisi loccasion de sa publication pour se faire les porte-parole du lobby nucléaire : ils ont réclamé au gouvernement un lancement très rapide de la construction d'un réacteur EPR. L'ancien ministre de lindustrie Christian Pierret avait agi de la sorte en son temps avec Jospin (sans cacher son adoration pour l'industrie de l'atome).
On ne peut qu'être étonné d'un tel discours, alors même que Birraux et Bataille estiment possible l'allongement de la durée de vie des centrales actuelles, ce qui rend d'autant moins urgent la construction de nouveaux réacteurs. Si l'on ajoute que la France exporte une bonne part de son électricité nucléaire, on en arrive rapidement à la conclusion que l'EPR ne se justifie pas au plan énergétique. Ceux qui le défendent n'agissent donc qu'au nom d'intérêts industriels (ceux notamment du groupe nucléaire AREVA).
On ne peut que regretter ce type de comportements, alors que le débat actuel sur l'énergie mériterait un minimum de sérénité, dindépendance et de rigueur.

G8 : R.A.S

La réunion en mai des ministres de l'environnement des 8 pays les plus industrialisés n'a abouti à aucune décision concrète concernant l'énergie. On lit dans la déclaration finale : Nous soulignons la nécessité de mettre en oeuvre les engagements pris au Sommet Mondial du Développement Durable concernant l'avenir de l''énergie durable, y compris de manière urgente la'ugmentation substantielle de la part globale des ressources en énergies renouvelables. Répétitifs et toujours aussi vagues, les communiqués se suivent et se ressemblent !
Quant à la réunion des chefs dEtat du G8, elle a abouti à quelques nouvelles déclarations insipides sur le développement durable, et à une mention du Protocole de Kyoto... une fois George Bush parti ailleurs - puisqu'il a boudé la fin des échanges et laissé le siège américain vide !

Maigre Conseil Energie

Les ministres européens de l'énergie se sont réunis le 14 mai lors d'un Conseil Energie. Peu d'avancées ont été notées. L'Union européenne tente de trouver une échappatoire au camouflet subi à Johannesburg - où, rappelons-le, aucun objectif précis na été défini sur l'énergie suite à la pression négative des Etats-Unis et des pays pétroliers - par l'annonce de réunions de sa coalition de bonnes volontés sur les énergies renouvelables (qui regroupe lUE et 13 autres pays). Une communication de la Commission sur les renouvelable est dailleurs prévue prochainement.
Les autres points à l'ordre du jour de ce Conseil ont été la directive cogénération - pour laquelle un accord politique ambitieux se dessine, mais sur fond de débat houleux concernant la définition de la bonne cogénération -, les stocks de pétrole et les relations énergétiques de l'UE avec ses voisins.

L'Europe veut étendre ses réseaux

La Commission européenne a publié le 13 mai une communication sur les relations énergétiques entre l'UE et ses voisins. Proposition est faite de renforcer les réseaux (électricité, pétrole, gaz) aux frontières, afin de sécuriser et renforcer les approvisionnements (dans les deux sens). L'objectif est aussi de pousser les Etats membres à investir dans des grands projets coûteux d'infrastructures et de proposer de l'argent public pour couvrir les risques politiques dans certains pays traversés par ces réseaux. Cette approche très technocratique n'est contrebalancée que par un petit laîus sur les efforts nécessaires de maîtrise de l'énergie et de développement des énergies locales.
Dans le même registre, une déclaration des ministres européens et méditerranéens sur la 2ème phase du plan euroméditerranéen sur l'énergie sest illustrée par une débauche de projets dinfrastructures et dinterconnexions de réseaux et une absence totale de projets concrets en matière de développement durable. Ce qu'ont notamment dénoncé publiquement le Réseau Action Climat Europe et Greenpeace.

Accrocs sur la libéralisation

Dans le cadre de la révision des directives européennes sur l'ouverture des marchés du gaz et de l'électricité, des divergences de fond ont entretenu une bagarre féroce entre le Parlement d'une part et la Commission et le Conseil européens d'autre part. Les parlementaires tenaient coûte que coûte à faire passer certains amendements, sur des sujets de grande importance :
l'indépendance des instances nationales de régulation : le Parlement a obtenu quelques garanties sur lindépendance des autorités de régulation des marchés dans les Etats membres ; c'est une condition importante pour assurer une transparence totale dans la surveillance des prix.
le contrôle strict des fonds de démantèlement des centrales nucléaires : ces fonds autrefois mis de côté sont aujourdhui utilisés de manière indue par certains électriciens - dont EDF - pour racheter des concurrents ; le Parlement réclame un blocage plus strict de ces sommes dans tous les Etats, tandis que la Commission considère que cette question doit être traitée dans le cadre dEURATOM.
l'étiquetage de l'électricité : le Parlement exige une information claire sur les factures d'électricité, spécifiant obligatoirement l'origine et les impacts environnementaux du courant vendu (CO2 et déchets nucléaires). Cette demande, soutenue par les ONG mais combattu par le Conseil, a semble-t-il été finalement adoptée. Le contrôle de ces informations sera de la responsabilité des Etats. Inutile de préciser que la France a freiné des quatre fers et qu'il faudra se battre pour que la mesure soit bien appliquée chez nous !

La Suisse ne sort pas du nucléaire

Lors d'un référendum organisé en mai, les Suisses ont voté contre la sortie du nucléaire et la poursuite du moratoire actuel sur la construction de nouveaux réacteurs. c'est un échec pour les opposants au nucléaire dans ce pays, qui espéraient rejoindre l'Allemagne et la Belgique. En Belgique d'ailleurs, le nouveau gouvernement issu des urnes de mai - et qui ne comprend plus décologistes - débat en interne sur une possible révision de la loi belge de sortie du nucléaire...

Un nouveau scénario noir

Un consortium d'équipes de recherche européennes a publié un rapport intitulé Perspectives pour la politique mondiale concernant l'énergie, la technologie et le climat . Celui-ci étudie les évolutions possibles du paysage énergétique dans les 30 prochaines années à l'aide de projections, de modèles et de données diverses concernant par exemple les technologies nouvelles. Au final, un scénario qu'on peut qualifier aisément de tendanciel (comme on dit chez nous) : croissance continue des consommations, augmentation continue des émissions de gaz à effet de serre et discussions techniques sur la (ou les) technologies providentielles . Heureusement, on trouve aussi des considérations intéressantes sur l'impact des politiques de lutte contre le changement climatique.

Terrorisme radioactif

La France sest (enfin ?) dotée d'un plan de secours en cas d'attaque terroriste sur une centrale nucléaire ou d'utilisation d'une bombe sale . Ce plan définit le partage des tâches entre les services de police, pompiers et de santé et la gestion des victimes potentielles. Le seul risque nucléaire pris en compte jusqu'à présent était celui dun accident dans une centrale. L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) explique que les attentats du 11 septembre ont justifié l'accélération de ces travaux. Pourtant, il n'a pas fallu attendre cette date pour constater l'évidence : les réacteurs nucléaires peuvent constituer des cibles de choix pour les terroristes, les trafics de substances radioactives existent dans certains pays et les mesures pour faire face à ces risques et leurs conséquences sont extrêmement insuffisantes. Ce plan ne cachera donc pas les faiblesses constatées chaque année dans le monde dans les systèmes de sécurité des centrales et de transport des matières radioactives.

Changements dans le démantèlement

Un nouveau cadre réglementaire a été défini par lAutorité de sûreté nucléaire pour le démantèlement des installations nucléaires en fin de vie en France. Les exploitants (EDF, centres de recherche...) pouvaient auparavant laisser leurs sites au repos pendant des décennies afin dattendre une baisse naturelle de la radioactivité. Désormais, les travaux devront commencer dès la fin de lexploitation, car le démantèlement immédiat est préférable selon l'ASN. Le démantèlement d'un réacteur dEDF prendra ainsi de 15 à 25 années.

Les biocarburants ont leurs directives

Après de longs mois de négociations, les deux directives européennes sur les biocarburants sont en passe d'être adoptées. Elles harmonisent la fiscalité sur ces productions et engagent les Etats membres à accroître leur part dans les carburants routiers.
Les inquiétudes et critiques des écologistes (partis Verts et associations) sur les biocarburants sont désormais bien connues : leur production intensive nest pas durable pour lenvironnement, leur cošt est élevé pour un bénéfice somme toute réduit et leur développement constitue une porte ouverte pour les OGM et des pratiques agricoles irrespectueuses de la biodiversité. Les biocarburants, comme par hasard, sont soutenus pas le lobby des grands producteurs céréaliers, ce qui doit aider... 

Débat THT

Dans le cadre du débat public lancé sur le projet de ligne à Très Haute Tension entre la France et lEspagne, lassociation ECCLA de l'Aude a réalisé un recueil de réponses aux arguments avancés par les promoteurs de ce projet. Avec des données précises, elle démontre linutilité de cette ligne qui ne servirait en fait quà permettre à EDF de faire commerce de son trop-plein délectricité nucléaire.
Une manifestation de très grande ampleur - 10 000 personnes - a eu lieu à Perpignan fin mai contre ce projet. La contestation est donc grandissante et les arguments associatifs portent !

Polémiques au Blayais

La centrale nucléaire du Blayais continue à fonctionner comme si de rien nétait, alors même quelle ne dispose plus des autorisations administratives pour le faire ! EDF sy étant pris avec retard pour renouveler ses autorisations (et ladministration étant ce quelle est), celles-ci sont arrivées à échéance. Cela ne semble pas perturber EDF, pour qui violer la loi temporairement ne poserait aucun problème. Le collectif associatif Tchernoblaye a quant à lui lancé des poursuites judiciaires contre lélectricien, considérant que nul n'est censé ignorer la loi, y compris le lobby nucléaire . Mais l'association a été déboutée, le juge ayant considéré qu'elle n'avait pas les statuts nécessaires pour ester en justice et qu'elle navait pas vocation à s'intéresser aux autorisations administratives...
Cette polémique vient s'ajouter à celle du transport des matières nucléaires entre cette centrale et le centre de La Hague. Périodiquement, des trains de déchets radioactifs banalisés et sans aucune protection traversent plusieurs fois lagglomération bordelaise. Ce qu'a (re)dénoncé récemment Tchernoblaye, avec photos à l'appui.

Energie et décentralisation

Dans le cadre des débats sur l'énergie, l'association Energie-Cités a demandé au gouvernement, dans un communiqué de presse, de ne pas manquer le train de la décentralisation pour promouvoir la maîtrise de l'énergie et lutter contre le changement climatique. Fustigeant le projet de reverser une partie de la Taxe intérieure sur les produits pétroliers aux régions - ce qui les inciterait à construire toujours plus de routes -, elle préconise dautres solutions pour responsabiliser les collectivités.

Hydrogène

On entend beaucoup parler de l'hydrogène et des piles à combustible au rayon des technologies d'avenir, voire propres . L'hydrogène est certes un gaz qui ne produit pas de polluants nocifs lors de son utilisation mais il n'existe pas dans la nature. Il faut donc le fabriquer, avec des quantités importantes d'énergie primaire (on peut utiliser du gaz, du charbon, du pétrole, du nucléaire, de la biomasse...). Tout comme l'électricité, l'hydrogène n'est donc qu'un vecteur énergétique et sa propreté est fonction de l'énergie employée au départ. Or les grandes envolées médiatiques ou scientistes sur ce combustible d'avenir omettent souvent de préciser ce point !
La Commission européenne a mis en place un groupe de haut niveau sur l'hydrogène, pour réfléchir à ses perspectives à moyen et long terme. Un premier rapport soumis à consultation prévoit un monde tout hydrogène, mais où l'hydrogène serait produit à grands renforts de... pétrole et nucléaire ! Et comme les rendements sont très médiocres, cela veut dire : plus de pétrole et de nucléaire. Plusieurs réseaux associatifs, dont le Réseau Action Climat Europe (CAN Europe), ont réagi vivement en réclamant plutôt des efforts sur la maîtrise de l'énergie et les renouvelables, afin de permettre à l'hydrogène dapporter un réel progrès environnemental. Il faut savoir que ce genre de groupes de travail et rapports peuvent avoir une grande influence sur les futures attributions de crédits de recherche européens !

Retour Page d'accueil Les défis internationaux de la politique énergétique de la France

La directive  européenne sur les énergies renouvelables prévoit des objectifs par Etat membre concernant la part des renouvelables dans la consommation d'électricité intérieure : 21 % pour la France (contre 17,4 % en 1999), 12,5% pour l'Allemagne (contre 4,5 % en 1997) ou 10% pour le Royaume-Uni (contre 1,7 % en 1997). Non contraignante dans sa première phase, la directiveintègre la production d¹énergie issue de l¹incinération des déchets biodégradables et non triés (sous certaines conditions) dans la liste des énergies renouvelables, ce qui suscite la colère des ONGs

Documents du World Energy Council

Perspectives énergétiques mondiales
Réception du Prix Mondial de l'Energie
Le Conseil Mondial de l'Energie Publie une Enquete d'Ethique
Déclaration du CME 2001 "La Fixation du Prix de l'Energie dans les Pays en Développement" - Résumé
Dialogue entre les parties intéressées sur l'énergie et les transports durables

Exposés Techniques

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Essai pour satellite producteur d'électricité
Réduction des consommations énergétiques annexes à la production industrielle : utilités, convoyage, locaux
Ecotaxe : la TGAP énergie s'est noyée cet été : Le Premier ministre a tranché : il n'y aura pas de TGAP Energie au 1er janvier 2002. La hausse de 7 cF du litre de gazole, monnaie d'échange avec les Verts, est également passée à la trappe. C'est tout le volet fiscal du Plan national de lutte contre le changement climatique qui disparaît. Par quoi
sera-t-il remplacé ? ....
Electricité : les prix flambent avec l'ouverture des marchés
Budget 2001 : le transport combiné verra-t-il le bout du tunnel ?
La technologie Saab S.C.C. lamine la production de C02 et de NOx
À l'approche de la norme américaine ULEV 2 et de son équivalent européen Euro IV (en 2005), les ingénieurs motoristes cherchent le moyen de réduire à la fois de manière draconienne les émissions de gaz carbonique et d'oxydes d'azote des moteurs alimentés au super. Le suédois SAAB propose une solution révolutionnaire et remarquablement efficace qui prouve la maîtrise acquise par ses ingénieurs......
Les ministères vont pouvoir économiser
Préparer le bâtiment à l'horizon 2010
Economiser l'énergie dans les bâtiments existants
Eolien : un parc off shore près du Havre


L'électricité renouvelable en Norvège

Bien qu'il existe encore quelques possibilités de construction de nouvelles centrales hydroelectriques en Norvège, ce potentiel est cependant limite compare aux développements de ces 20 dernières années. L'extension, la modernisation et la réhabilitation des centrales existantes sont envisagées, mais ne permettront pas de couvrir a long terme la demande nationale croissante en énergie.

D'autres sources d'énergies, centrales a gaz et énergies renouvelables, sont envisagées pour étendre la capacité de production. La production et l'exportation norvégienne de gaz naturel depuis les années 70 permettrait a priori de rendre attractive la production d'électricité par centrale thermique a gaz. Cependant, les accords de Kyoto et les enjeux politiques et environnementaux concernant les rejets de gaz a effet de serre dans l'atmosphère ont provoque la mise en attente de plusieurs projets de construction et de mise en oeuvre de telles centrales. Ces choix énergétiques sont au coeur du débat de politique intérieure, la question de la construction de centrales a gaz ayant en particulier en 2000 conduit a la chute du gouvernement.

Les sources d'énergie renouvelables (éolienne, hydrogéné, biomasse) constituent des éléments de solutions technologiques visant a réduire la production de gaz a effet de serre, et peuvent permettre a terme d'accroître la rentabilité de la production énergétique par rapport aux énergies fossiles classiques.

Située au fond du Kvalsund, étroit bras de mer situe a l'extrême nord de la Norvège, la première usine marémotrice du pays est sur le point d'être installée. Son développement par l'entreprise norvégienne Hammerfest Strom AS avait abouti a une demande de brevet déposée au début de l'année 2001 (cf. Oslo Science et technologie, mars 2001 et octobre 2002). Ce type de centrale électrique constitue une innovation au niveau mondial, car bien que la technologie sur laquelle est fondée le principe de fonctionnement de ces "éoliennes sous-marines" ou "hydroliennes" soit basée sur celle des turbines utilisées dans les éoliennes classiques, l'innovation réside en l'espèce dans leur implantation sous-marine. Les turbines ont ainsi été adaptées pour les courants sous-marins et les changements de marées. Les premières expérimentations ont débute en novembre 2002 et finiront en 2004. Si les résultats sont concluants, une installation de 20 "éoliennes" sous-marines sera mise en place sur le site de Kvalsund dont l'intérêt est de présenter des marées d'intensité assez modérée et des courants faiblement turbulents. La programmation du changement de direction des pales des "éoliennes" est facilitée par le fait que les changements de marées (toutes les six heures) sont parfaitement prévisibles contrairement aux changements de direction du vent.

Par ailleurs, un système hybride eolienne/systeme H2 comprenant un procédé de conversion de l'énergie éolienne et une électrolyse couplée a une pile a combustible, a été teste en Norvège (cf. Oslo Science et technologie, "Système hybride de production d'énergie renouvelable pour îles et régions isolées", août 2002). Ce pays a la particularité de posséder 660 îles habitées, totalisant une population d'un peu plus de 140.000 habitants (soit 3% de la population totale). Certaines de ces îles de petite taille ne possèdent pas de centre de production d'énergie in situ. Des câbles sous-marins d'alimentation en électricité sont donc nécessaires pour les approvisionner en énergie. Les systèmes eolienne/H2 pourraient constituer a terme une alternative intéressante. Une étude économique a démontre que le marche de ces installations hybrides, estime de 500 a 700 millions de dollars en 2005, pourrait atteindre 25 milliards de dollars a plus long terme. La viabilité de ce nouveau système dans le contexte local a été testée sur l'île d'Utsira, située sur la cote ouest de la Norvège. Cette technologie s'avère viable pour les besoins énergétiques de l'île, particulièrement en hiver lorsqu'ils sont démultipliés. En effet, l'efficacité énergétique du système eolienne/H2 peut être renforcée en le couplant avec une pompe a chaleur, pour laquelle la mer environnante, avec une température moyenne de 4 a 12 degrés tout au long de l'année, constitue une source constante de chaleur. De plus, l'utilisation de la biomasse pour le chauffage ou la production d'électricité peut également être envisagée pour accroître le rendement énergétique du procédé. Son utilisation a été comparée avec celle d'un générateur de courant fonctionnant au diesel : le système hybride eolienne/H2 nécessite un investissement quatre fois plus élevé que le système classique. Cependant, l'étude conclut qu'a moyen terme, les systèmes hybrides bases sur l'utilisation de l'hydrogène seront économiquement viables s'ils sont couples a une ou plusieurs techniques de production de chaleur ou d'électricité.

La solution des énergies renouvelables est donc momentanément privilégiée, pour l'essentiel a ce stade par le développement de l'énergie éolienne. Un rapport prévisionnel de 1998 estimait envisageable un développement a long terme de l'énergie éolienne a une capacité de 12 TWh par an, l'objectif fixe a moyen terme étant d'atteindre 3 Twain en 2010. L'administration norvégienne de l'eau et de l'énergie (NVE) a autorise le producteur national d'énergie électrique Statkraft a construire 3 centrales d'énergie éolienne de grande taille, a Smola dans le département du More (72 turbines), a Stad, Fjordane (35 turbines) et Hitra dans le Sor-Trondelag (28 turbines). Ensemble, les trois parcs d'énergie électrique produiront jusqu'à 800 GWh, ce qui représente plus que l'énergie produite par les constructions déjà existantes comme celle d'Øvre Otta ou du réseau d'Alta. 

A elle seule, la structure de Smola pourra produire 440 GWh. La construction, qui devrait être achevée en 2006, nécessite un investissement public d'environ 500 MNOK. Cependant, le Ministère de la Défense norvégien vient très récemment de signifier son désaccord quant a la construction du parc éolien de Stadlandet, et de ceux situes dans le Finnmark. Cette position pourrait remettre en cause le projet de développement de centrales de production d'énergie éolienne établi par Statkraft. Le développement du parc de production d'énergie de Smola, le plus important, a pour sa part débute en 2001 et continue comme planifie.

Source : Communique de presse Statkraft, 06/03/2003

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