"On ne prévient pas les grenouilles quand on assèche les marais". Ainsi s'exprimait il y a quelques années Rémy Carle, alors directeur de l'équipement à EDF. Les grenouilles, c'est nous. Les marais, ce sont les régions qui ont appris subitement un jour qu'elles allaient à jamais être marquées par l'empreinte de l'histoire atomique. Cette formule cynique, un responsable nucléaire russe ou américain aurait pu la reprendre à son compte. De part le monde ces personnages ont pu développer pendant un demi-siècle un formidable archipel de silence.
Le choix nucléaire s'est fait dans l'opacité la plus complète et le citoyen-grenouille n'a compris que bien plus tard le prix du « tout-confort » électrique.
Svetlana Alexievitch, une
journaliste qui a enquêté sur Tchernobyl, a raconté sa
rencontre avec un « liquidateur » employé à des opérations
de décontamination à proximité de la centrale accidentée.
Un peu hébété, le jeune homme s'interrogeait : « Nous
lavons les toits, les voitures, les champs... Mais on ne
peut pas laver l'eau ! »
La douloureuse absurdité d'une
catastrophe nucléaire se résume dans ce petit récit. Et il
y aurait quelque naïveté à croire que l'accident n'arrive
que chez les autres.
Les prophètes de l'Eldorado
énergétique voudraient nous faire croire qu'il faut
poursuivre l'aventure et le gaspillage pour soigner les
maux de la planète. Face à de tels partisans, se
débarrasser du nucléaire ne sera pas une mince affaire.
Pourtant, un monde sans nucléaire n'est pas un doux rêve.
Ce futur est en marche dès maintenant à travers des
innovations technologiques ou économiques, des décisions
publiques novatrices ou d'autres modèles de coopération
internationale. A nous de le faire vivre au XXIe
siècle.
Cette étude, intitulée Energy and Environmental Services:
Negotiating Objectives and Development Priorities (Services
énergétiques et environnementaux: Objectifs de négociation
et priorités de développement), disponible pour le moment
qu´en anglais, examine les positions de négociation des
pays membres de l´OMC dans les deux secteurs précités. Elle
analyse les stratégies nationales, passe en revue les
tendances et les principaux acteurs du marché de l´énergie,
un secteur qui occupe une place prépondérante dans
l´économie mondiale (1,7 à 2 mille milliards de dollars de
chiffre d´affaires), et de l´environnement dont les revenus
ont été 522 milliards de dollars en 2000. Elle montre que
les services énergétiques (exploration, extraction, forage,
transport de l´énergie, courtage), qui constituent la
valeur ajoutée dans la filière énergétique, ont une valeur
économique considérable. Ils présentent des liens étroits
avec la croissance économique et l´investissement, la
compétitivité nationale et, à terme, avec le développement
durable. Elle fait également état de la réussite de
certains pays en développement qui sont parvenus à établir
un secteur national de services liés à l´énergie et à
l´environnement et à exporter ces services.
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Actu récente |
Electricité à partir de biogaz et biomasse Biogaz : Réglementation de l'utilisation des sous-produits animaux Crédit d'émission pour cultures énergétiques EDF remet en cause le projet de cogénération Gonfreville Un bien public mondial : l'énergie Au chevet du climat à New Delhi Le nucléaire anglais malade de sa liberté. La Grande-Bretagne pourrait exploiter l'énergie des marées Une vraie OME pour contrer l'OMC L'Europe dévie de l'objectif de Kyoto |
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Energies renouvelables :
entre discours et réalités Avec le Débat national sur les énergies, les grands discours se sont multipliés sur la nécessité de rattraper le retard de la France dans l'éolien et le solaire. Nicole Fontaine, notre Ministre déléguée à l'industrie en charge de l'énergie, fut en première ligne : à Rennes le 5 mai dans le cadre du Débat, sur France Inter le 9 au Téléphone Sonne , au colloque du Syndicat des Energies Renouvelables le 15... c'est toujours le même topo : il faut développer les renouvelables, mais en précisant qu'elles resteront des compléments à l'énergie nucléaire. Concrètement, on ne voit pourtant aucun véritable effort financier et humain pour encourager la recherche et le développement sur ces technologies émergentes ; au contraire, les crédits de l'ADEME ont été rabotés. Pire, certains parlementaires multiplient les attaques contre les tarifs d'achat garantis de l'électricité renouvelable (loi électricité du 20 février 2000). De surcroît, la fameuse circulaire aux Préfets sur les procédures relatives aux parcs éoliens, promise par le MEDD depuis des mois et des mois, ne cesse d'être reportée. D'après les projets, elle comporterait certains points positifs mais une annexe concoctée par la Direction de la Nature et des Paysages du MEDD se révèlerait catastrophique : la quasi-totalité du territoire y serait considérée comme zone sensible (hors les paysages protégés et très sensibles ), on y parlerait de co-visibilité des parcs à 10 kilomètres, etc. A cela s'ajoutent les divers tracas et atermoiements des administrations hésitantes en l'absence de ligne politique claire : que ce soient les Préfets maritimes pour l'offshore ou les Préfets de départements et de régions pour les parcs terrestres, sans oublier les aviations civile et militaire, l'équipement, les télécoms, RTE ou même la protection civile - les éoliennes gêneraient les canadairs ! Prenons l'exemple du département de l'Aude. Ce 24 mai, la Compagnie du Vent, le maire de Névian et le président de la cave coopérative inauguraient un parc de 15,3 MW (18 machines Gamesa de 0,85 MW). Il y avait là beaucoup de beau monde pour couper le ruban : Préfet, parlementaires, président du Conseil Général... Mais plus prosaîquement, que font tous ces décideurs au jour le jour ? Le Préfet refuse pratiquement tous les permis de construire depuis un an (en s'abritant derrière la Commission des Sites), le sénateur Courteau se félicite publiquement de la loi Legrand (dont Info-Energie a déjà longuement parlé), le président du Conseil général n'a pas donné le moindre coup de pouce à l'éolien et il n'a même pas été possible de reconduire le chargé de mission installé en avril 2002 par l'ADEME auprès du CAUE ! Et pourtant, il faut savoir qu'avec les 86,5 MW en service dans l'Aude - dans la misère de l'énergie éolienne en France, l'Aude est le département le plus équipé ! -, le Conseil général touche une part très importante de la taxe professionnelle (plus que les communes) sans que la moindre part de cet argent ne serve au soutien des énergies renouvelables. On le voit, malgré tous les beaux discours, la France est encore très loin de tenir ses engagements européens - 21% de son électricité produite par des renouvelables à l'échéance 2010. Il faudrait pour cela 10 000 MW déolien, alors qu'on en est laborieusement à quelques 200 MW (pour, rappelons-le, 12 000 en Allemagne, 4 100 en Espagne et 2 900 au Danemark). Sans changement de cap, la politique énergétique nationale et locale continuera à faire le jeu du nucléaire, ce qui signifie se lier les mains pour des décennies, voir saccumuler les déchets radioactifs et fleurir les nouvelles lignes à très haute tension pour exporter notre trop plein. Pitch BLOCH, Directoire du Réseau Energie Cette pétition a déjà reçu le soutien d'autres organisations. N'hésitez pas à la faire circuler et à nous solliciter (energie@fne.asso.fr) Rideau sur le débat officiel
Le Débat national sur les énergies a pris fin le
samedi 24 mai. Prévue au départ sur deux journées, la
session de clôture a été rabotée par le gouvernement
à moins de 3 heures. Les échanges précipités ont été
téléguidés par une liste de questions écrites à
l'avance par le Ministère de l'industrie, qui
aboutissaient à l'interrogation finale Pourquoi
faut-il construire un démonstrateur nucléaire EPR ? .
En 1 heure et demi, pas moins de 15 intervenants ont
été interrogés sur 15 thèmes, et 2 ou 3 questions ont
été prises dans la salle. Ce déroulé caricatural -
qui ne permet évidemment pas de dépasser les clichés
et slogans d'usage - a été hélas représentatif de
l'ensemble de ce débat d'où les citoyens ont été
exclus. Les retombées médiatiques ont été encore une
fois ridicules, preuve que ce débat n'a rien apporté
de plus que les multiples colloques dinitiés dont on
a pris l'habitude.
Le Vrai à
Lille
L'OPECST joue le
nucléaire G8 : R.A.S
La réunion en mai des ministres de l'environnement
des 8 pays les plus industrialisés n'a abouti à
aucune décision concrète concernant l'énergie. On lit
dans la déclaration finale : Nous soulignons la
nécessité de mettre en oeuvre les engagements pris au
Sommet Mondial du Développement Durable concernant
l'avenir de l''énergie durable, y compris de manière
urgente la'ugmentation substantielle de la part
globale des ressources en énergies renouvelables.
Répétitifs et toujours aussi vagues, les communiqués
se suivent et se ressemblent ! Maigre Conseil Energie
Les
ministres européens de l'énergie se sont réunis
le 14 mai lors d'un Conseil Energie. Peu d'avancées
ont été notées. L'Union européenne tente de trouver
une échappatoire au camouflet subi à Johannesburg -
où, rappelons-le, aucun objectif précis na été défini
sur l'énergie suite à la pression négative des
Etats-Unis et des pays pétroliers - par l'annonce de
réunions de sa coalition de bonnes volontés sur les
énergies renouvelables (qui regroupe lUE et 13 autres
pays). Une communication de la Commission sur les
renouvelable est dailleurs prévue
prochainement. L'Europe veut étendre ses réseaux
La Commission européenne a publié le 13 mai une
communication sur les
relations énergétiques entre l'UE et ses voisins.
Proposition est faite de renforcer les réseaux
(électricité, pétrole, gaz) aux frontières, afin de
sécuriser et renforcer les approvisionnements (dans
les deux sens). L'objectif est aussi de pousser les
Etats membres à investir dans des grands projets
coûteux d'infrastructures et de proposer de l'argent
public pour couvrir les risques politiques dans
certains pays traversés par ces réseaux. Cette
approche très technocratique n'est contrebalancée que
par un petit laîus sur les efforts nécessaires de
maîtrise de l'énergie et de développement des
énergies locales. Accrocs sur la libéralisation
Dans le cadre de la révision des directives
européennes sur l'ouverture des marchés du gaz et de
l'électricité, des divergences de fond ont entretenu
une bagarre féroce entre le Parlement d'une part et
la Commission et le Conseil européens d'autre part.
Les parlementaires tenaient coûte que coûte à faire
passer certains amendements, sur des sujets de grande
importance : La Suisse ne sort pas du nucléaire Lors d'un référendum organisé en mai, les Suisses ont voté contre la sortie du nucléaire et la poursuite du moratoire actuel sur la construction de nouveaux réacteurs. c'est un échec pour les opposants au nucléaire dans ce pays, qui espéraient rejoindre l'Allemagne et la Belgique. En Belgique d'ailleurs, le nouveau gouvernement issu des urnes de mai - et qui ne comprend plus décologistes - débat en interne sur une possible révision de la loi belge de sortie du nucléaire... Un nouveau scénario noir Un consortium d'équipes de recherche européennes a publié un rapport intitulé Perspectives pour la politique mondiale concernant l'énergie, la technologie et le climat . Celui-ci étudie les évolutions possibles du paysage énergétique dans les 30 prochaines années à l'aide de projections, de modèles et de données diverses concernant par exemple les technologies nouvelles. Au final, un scénario qu'on peut qualifier aisément de tendanciel (comme on dit chez nous) : croissance continue des consommations, augmentation continue des émissions de gaz à effet de serre et discussions techniques sur la (ou les) technologies providentielles . Heureusement, on trouve aussi des considérations intéressantes sur l'impact des politiques de lutte contre le changement climatique. Terrorisme radioactif La France sest (enfin ?) dotée d'un plan de secours en cas d'attaque terroriste sur une centrale nucléaire ou d'utilisation d'une bombe sale . Ce plan définit le partage des tâches entre les services de police, pompiers et de santé et la gestion des victimes potentielles. Le seul risque nucléaire pris en compte jusqu'à présent était celui dun accident dans une centrale. L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) explique que les attentats du 11 septembre ont justifié l'accélération de ces travaux. Pourtant, il n'a pas fallu attendre cette date pour constater l'évidence : les réacteurs nucléaires peuvent constituer des cibles de choix pour les terroristes, les trafics de substances radioactives existent dans certains pays et les mesures pour faire face à ces risques et leurs conséquences sont extrêmement insuffisantes. Ce plan ne cachera donc pas les faiblesses constatées chaque année dans le monde dans les systèmes de sécurité des centrales et de transport des matières radioactives. Changements dans le démantèlement Un nouveau cadre réglementaire a été défini par lAutorité de sûreté nucléaire pour le démantèlement des installations nucléaires en fin de vie en France. Les exploitants (EDF, centres de recherche...) pouvaient auparavant laisser leurs sites au repos pendant des décennies afin dattendre une baisse naturelle de la radioactivité. Désormais, les travaux devront commencer dès la fin de lexploitation, car le démantèlement immédiat est préférable selon l'ASN. Le démantèlement d'un réacteur dEDF prendra ainsi de 15 à 25 années. Les biocarburants ont leurs directives
Après de longs mois de négociations, les deux
directives européennes sur les biocarburants sont en
passe d'être adoptées. Elles harmonisent la fiscalité
sur ces productions et engagent les Etats membres à
accroître leur part dans les carburants
routiers.
Dans le cadre du débat public lancé sur le projet de
ligne à Très Haute Tension entre la France et
lEspagne, lassociation ECCLA de l'Aude a réalisé un
recueil de réponses aux arguments avancés par les
promoteurs de ce projet. Avec des données précises,
elle démontre linutilité de cette ligne qui ne
servirait en fait quà permettre à EDF de faire
commerce de son trop-plein délectricité
nucléaire. Polémiques au Blayais
La centrale nucléaire du Blayais continue à
fonctionner comme si de rien nétait, alors même
quelle ne dispose plus des autorisations
administratives pour le faire ! EDF sy étant pris
avec retard pour renouveler ses autorisations (et
ladministration étant ce quelle est), celles-ci sont
arrivées à échéance. Cela ne semble pas perturber
EDF, pour qui violer la loi temporairement ne
poserait aucun problème. Le collectif associatif
Tchernoblaye a quant à lui lancé des poursuites
judiciaires contre lélectricien, considérant que nul
n'est censé ignorer la loi, y compris le lobby
nucléaire . Mais l'association a été déboutée, le
juge ayant considéré qu'elle n'avait pas les statuts
nécessaires pour ester en justice et qu'elle navait
pas vocation à s'intéresser aux autorisations
administratives... Energie et décentralisation Dans le cadre des débats sur l'énergie, l'association Energie-Cités a demandé au gouvernement, dans un communiqué de presse, de ne pas manquer le train de la décentralisation pour promouvoir la maîtrise de l'énergie et lutter contre le changement climatique. Fustigeant le projet de reverser une partie de la Taxe intérieure sur les produits pétroliers aux régions - ce qui les inciterait à construire toujours plus de routes -, elle préconise dautres solutions pour responsabiliser les collectivités. Hydrogène
On entend beaucoup parler de l'hydrogène et
des piles à combustible au rayon des technologies
d'avenir, voire propres . L'hydrogène est certes un
gaz qui ne produit pas de polluants nocifs lors de
son utilisation mais il n'existe pas dans la nature.
Il faut donc le fabriquer, avec des quantités
importantes d'énergie primaire (on peut utiliser du
gaz, du charbon, du pétrole, du nucléaire, de la
biomasse...). Tout comme l'électricité, l'hydrogène
n'est donc qu'un vecteur énergétique et sa propreté
est fonction de l'énergie employée au départ. Or les
grandes envolées médiatiques ou scientistes sur ce
combustible d'avenir omettent souvent de préciser ce
point ! |
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Les défis internationaux de la politique énergétique de
la France
La directive européenne sur les énergies renouvelables prévoit des objectifs par Etat membre concernant la part des renouvelables dans la consommation d'électricité intérieure : 21 % pour la France (contre 17,4 % en 1999), 12,5% pour l'Allemagne (contre 4,5 % en 1997) ou 10% pour le Royaume-Uni (contre 1,7 % en 1997). Non contraignante dans sa première phase, la directiveintègre la production d¹énergie issue de l¹incinération des déchets biodégradables et non triés (sous certaines conditions) dans la liste des énergies renouvelables, ce qui suscite la colère des ONGs Documents du World Energy CouncilPerspectives énergétiques mondiales Exposés TechniquesDéveloppement de l'Offre et de la Demande de Gaz Naturel dans le Monde 2000-2030 |
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Air Bâtiments Biogaz Bois Cogénération Chauffage - Clim Consommation énergie Déchets Dévelopmt durable Ecofiscalité Effet de serre Electricité Energies renouvelables Maîtrise énergie Marché électricité Marché gaz Multi activités Nucléaire Pétrole Politique énergétique Pile combustible Réglementation Transport EN BREF
Carnet TECHNIQUES
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Actu Récente
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Cogénération : le tarif d'achat est enfin
publié Cogénération : comment tirer le meilleur parti du nouveau tarif Cogénération et permis négociables Mise au point de produits et technologies de fabrication économes en énergie La plus grande installation au monde de séchage du bois présentée à Hanovre Protocole de Kyoto : l'Australie réagit à la position américaine Essai pour satellite producteur d'électricité Réduction des consommations énergétiques annexes à la production industrielle : utilités, convoyage, locaux Ecotaxe : la TGAP énergie s'est noyée cet été : Le Premier ministre a tranché : il n'y aura pas de TGAP Energie au 1er janvier 2002. La hausse de 7 cF du litre de gazole, monnaie d'échange avec les Verts, est également passée à la trappe. C'est tout le volet fiscal du Plan national de lutte contre le changement climatique qui disparaît. Par quoi sera-t-il remplacé ? .... Electricité : les prix flambent avec l'ouverture des marchés Budget 2001 : le transport combiné verra-t-il le bout du tunnel ? La technologie Saab S.C.C. lamine la production de C02 et de NOx À l'approche de la norme américaine ULEV 2 et de son équivalent européen Euro IV (en 2005), les ingénieurs motoristes cherchent le moyen de réduire à la fois de manière draconienne les émissions de gaz carbonique et d'oxydes d'azote des moteurs alimentés au super. Le suédois SAAB propose une solution révolutionnaire et remarquablement efficace qui prouve la maîtrise acquise par ses ingénieurs...... Les ministères vont pouvoir économiser Préparer le bâtiment à l'horizon 2010 Economiser l'énergie dans les bâtiments existants Eolien : un parc off shore près du Havre L'électricité renouvelable en Norvège Bien qu'il existe encore quelques possibilités de construction de nouvelles centrales hydroelectriques en Norvège, ce potentiel est cependant limite compare aux développements de ces 20 dernières années. L'extension, la modernisation et la réhabilitation des centrales existantes sont envisagées, mais ne permettront pas de couvrir a long terme la demande nationale croissante en énergie. D'autres sources d'énergies, centrales a gaz et énergies renouvelables, sont envisagées pour étendre la capacité de production. La production et l'exportation norvégienne de gaz naturel depuis les années 70 permettrait a priori de rendre attractive la production d'électricité par centrale thermique a gaz. Cependant, les accords de Kyoto et les enjeux politiques et environnementaux concernant les rejets de gaz a effet de serre dans l'atmosphère ont provoque la mise en attente de plusieurs projets de construction et de mise en oeuvre de telles centrales. Ces choix énergétiques sont au coeur du débat de politique intérieure, la question de la construction de centrales a gaz ayant en particulier en 2000 conduit a la chute du gouvernement. Les sources d'énergie renouvelables (éolienne, hydrogéné, biomasse) constituent des éléments de solutions technologiques visant a réduire la production de gaz a effet de serre, et peuvent permettre a terme d'accroître la rentabilité de la production énergétique par rapport aux énergies fossiles classiques. Située au fond du Kvalsund, étroit bras de mer situe a l'extrême nord de la Norvège, la première usine marémotrice du pays est sur le point d'être installée. Son développement par l'entreprise norvégienne Hammerfest Strom AS avait abouti a une demande de brevet déposée au début de l'année 2001 (cf. Oslo Science et technologie, mars 2001 et octobre 2002). Ce type de centrale électrique constitue une innovation au niveau mondial, car bien que la technologie sur laquelle est fondée le principe de fonctionnement de ces "éoliennes sous-marines" ou "hydroliennes" soit basée sur celle des turbines utilisées dans les éoliennes classiques, l'innovation réside en l'espèce dans leur implantation sous-marine. Les turbines ont ainsi été adaptées pour les courants sous-marins et les changements de marées. Les premières expérimentations ont débute en novembre 2002 et finiront en 2004. Si les résultats sont concluants, une installation de 20 "éoliennes" sous-marines sera mise en place sur le site de Kvalsund dont l'intérêt est de présenter des marées d'intensité assez modérée et des courants faiblement turbulents. La programmation du changement de direction des pales des "éoliennes" est facilitée par le fait que les changements de marées (toutes les six heures) sont parfaitement prévisibles contrairement aux changements de direction du vent. Par ailleurs, un système hybride eolienne/systeme H2 comprenant un procédé de conversion de l'énergie éolienne et une électrolyse couplée a une pile a combustible, a été teste en Norvège (cf. Oslo Science et technologie, "Système hybride de production d'énergie renouvelable pour îles et régions isolées", août 2002). Ce pays a la particularité de posséder 660 îles habitées, totalisant une population d'un peu plus de 140.000 habitants (soit 3% de la population totale). Certaines de ces îles de petite taille ne possèdent pas de centre de production d'énergie in situ. Des câbles sous-marins d'alimentation en électricité sont donc nécessaires pour les approvisionner en énergie. Les systèmes eolienne/H2 pourraient constituer a terme une alternative intéressante. Une étude économique a démontre que le marche de ces installations hybrides, estime de 500 a 700 millions de dollars en 2005, pourrait atteindre 25 milliards de dollars a plus long terme. La viabilité de ce nouveau système dans le contexte local a été testée sur l'île d'Utsira, située sur la cote ouest de la Norvège. Cette technologie s'avère viable pour les besoins énergétiques de l'île, particulièrement en hiver lorsqu'ils sont démultipliés. En effet, l'efficacité énergétique du système eolienne/H2 peut être renforcée en le couplant avec une pompe a chaleur, pour laquelle la mer environnante, avec une température moyenne de 4 a 12 degrés tout au long de l'année, constitue une source constante de chaleur. De plus, l'utilisation de la biomasse pour le chauffage ou la production d'électricité peut également être envisagée pour accroître le rendement énergétique du procédé. Son utilisation a été comparée avec celle d'un générateur de courant fonctionnant au diesel : le système hybride eolienne/H2 nécessite un investissement quatre fois plus élevé que le système classique. Cependant, l'étude conclut qu'a moyen terme, les systèmes hybrides bases sur l'utilisation de l'hydrogène seront économiquement viables s'ils sont couples a une ou plusieurs techniques de production de chaleur ou d'électricité. La solution des énergies renouvelables est donc momentanément privilégiée, pour l'essentiel a ce stade par le développement de l'énergie éolienne. Un rapport prévisionnel de 1998 estimait envisageable un développement a long terme de l'énergie éolienne a une capacité de 12 TWh par an, l'objectif fixe a moyen terme étant d'atteindre 3 Twain en 2010. L'administration norvégienne de l'eau et de l'énergie (NVE) a autorise le producteur national d'énergie électrique Statkraft a construire 3 centrales d'énergie éolienne de grande taille, a Smola dans le département du More (72 turbines), a Stad, Fjordane (35 turbines) et Hitra dans le Sor-Trondelag (28 turbines). Ensemble, les trois parcs d'énergie électrique produiront jusqu'à 800 GWh, ce qui représente plus que l'énergie produite par les constructions déjà existantes comme celle d'Øvre Otta ou du réseau d'Alta. A elle seule, la structure de Smola pourra produire 440 GWh. La construction, qui devrait être achevée en 2006, nécessite un investissement public d'environ 500 MNOK. Cependant, le Ministère de la Défense norvégien vient très récemment de signifier son désaccord quant a la construction du parc éolien de Stadlandet, et de ceux situes dans le Finnmark. Cette position pourrait remettre en cause le projet de développement de centrales de production d'énergie éolienne établi par Statkraft. Le développement du parc de production d'énergie de Smola, le plus important, a pour sa part débute en 2001 et continue comme planifie. Source : Communique de presse Statkraft, 06/03/2003 |
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Les énergies renouvelables (soleil, vent, eau, biomasse) sont présentes partout. Elles sont inépuisables grâce aux cycles naturels. Mais elles sont aussi diffuses et pour la plupart irrégulières. Elles nous demandent donc de l'économie dans nos consommations : une qualité oubliée. A moyen terme (5 à 10 ans), le développement de la technologie des piles à combustible (stockage de l'énergie électrique sous forme d'hydrogène) devrait permettre de s'affranchir du caractère aléatoire des énergies renouvelables : s'ouvrira alors vraiment "l'ère du soleil" qui verra ces formes d'énergies écologiques remplacer peu à peu les formes traditionnelles que sont les fossiles ou le nucléaire, pour le plus grand bien de la sécurité d'approvisionnement, du développement de l'emploi local et de la protection de l'environnement. |
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pour l'efficacité énergétique et les énergies renouvelables
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Pourquoi
cette brochure ?
EditorialInterview
de Mme NEGAWATT
L'efficacité énergétique : un programme prioritaire pour la communeL'efficacité énergétique : faire mieux avec moinsDes créations d'emplois, des économies financières, un environnement protégé Un exemple à suivre : Montpellier Améliorer l'existant Amélioration thermique des bâtiments Réduire les consommations d'électricité L'efficacité énergétique dans les logements Les transports La gestion des déchets L'eau Construire des bâtiments de qualité La démarche bioclimatique L'utilisation d'équipement à haute performence énergétique La cogénération Le choix des matériaux Accompagner, éduquer, informer Point info-énergie Sensibilisation en milieu scolaire Les énergies renouvelables : pourquoi et comment les mettre en oeuvre ?
Pourqoui et comment les mettre en
oeuvre
Les aides de l'état |
Agence de l'environnement et
de la maîtrise de l'énergie - ADEME
AISEN : Association
Internationale des spécialistes en énergie
Ampoules
Basse Consommation :
l'efficacité à long terme des ampoules basse consommation
pour l'éclairage domestique. Voici un site qui offre de
bons
comparatifs sur le sujet : http://perso.club-internet.fr/sidler/
Assoc. suisse pour le bois
énergie
Associations
Centre d'information sur l'énergie et l'environnement (CIELE) Association de protection de l'environnement pour la promotion des énergies renouvelables et de la maîtrise de l'énergie.Autorité de sûreté nucléaire - ASN
Centre d'initiative et de recherche dans le domaine de l'énergie et de l'environnement (Cirene) Association visant à constituer un pôle d'information et de recherche sur l'énergie et l'environnement, notamment sur le changement climatique et les gaz à effet de serre.
Droit à l'énergie - SOS futur Association de défense et promotion du droit à l'énergie pour tous, en tant que droit fondamental de l'homme.
Fondation énergies pour le monde (Fondem) Fondation reconnue d'utilité publique pour permettre à tous d'accéder à l'énergie et au développement dans le respect de l'environnement.
Institut de l'énergie et de l'environnement de la Francophonie (IEPF)
Institut technique européen du bois énergie (ITEB) Organisme d'échange entre les professionnels du bois-énergie. Les publications, la formation et la recherche.
Régie de l'énergie du Québec Organisme de régulation économique quasi-judiciaire dont la mission consiste à favoriser la satisfaction des besoins énergétiques des consommateurs québécois.
TPE Écologie Promotion des pratiques respectueuses de l'environnement (recyclage, promotion du vélo en ville, économie d'électricité). Découverte de la nature avec des sorties.
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