Formations au Développement Durable
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Nicole ALBERTINI Le développement durable est un acte politique radical. Il est une entame dans la politique traditionnelle, tout à fait novatrice et cette entame a un prix que la structure municipale doit payer en se mettant en mouvement. Nous avons remarqué que le projet développement durable était généralement porté par le maire lui-même ou par un élu particulièrement déterminé, arrivant souvent de l'environnement. De par cette position, l'élu est obligé de faire bouger ses collègues. Des changements de titres s'opèrent. L'apparition d'élus spécialistes du développement durable constitue d'ailleurs une nouveauté. Celle-ci pourrait entraîner une modification de l'organisation des adjoints. Nous avons tenté d'identifier la manière dont la structure bougeait et, surtout, comment la faire bouger. Cela commence généralement par un travail d'information, mené par les agents de toutes catégories et domaines d'intervention. Ainsi, à Marseille, tous les agents bénéficieront d'une formation au développement durable. Il s'agit de faire des agents communaux des porteurs de propositions car ils ont aussi un rôle à jouer en tant que force de proposition. |
Organismes de formation /
Développement Durable
L'option de faire appel à des
formations
individuelles repose sur l'offre existante, celle des
catalogues des organismes spécialisés.
Une formation individuelle s'inscrit souvent dans une
perspective de qualification, de mobilité ou de reconversion
partielle d'un agent, et répond à une demande de celui-ci ou
à une nécessité. Si celle-ci est en rapport avec les thèmes
du développement durable, elle contribue à améliorer
ponctuellement la connaissance et les savoir-faire du
participant. En revanche, souvent, elle ne permet pas un
travail de réflexion collectif directement appliqué aux
problèmes rencontrés au sein de la structure.
Le choix d'organiser des formations collectives exige le plus souvent de travailler sur un contenu ad hoc, ce qui nécessite la rédaction d'un cahier des charges précis à destination des prestataires potentiels.
Formation-action
Dans ce type d'action, la sensibilisation générale
s'accompagne d'une sollicitation directe des agents à la
réflexion sur leurs pratiques professionnelles. Ils
contribuent ainsi à définir un ensemble de savoirs et de
bonnes pratiques spécifiques à leur métier, à partir d'une
approche généraliste de la notion de développement
durable.
Cette notion de développement durable s'accommode mal, on
l'aura compris, d'une transmission traditionnelle du savoir,
de type "descendant". Un discours ou un document pourront au
mieux la faire connaître. Se l'approprier, l'intégrer comme
mode de raisonnement, comme réflexe d'action est un processus
qui demande du temps, de l'implication personnelle, et une
expérimentation rapide.
Pour ces raisons, une démarche de formation-action est
particulièrement pertinente dans la stratégie générale.
Une telle démarche peut être mise en œuvre dans le cadre
de séances de réflexion collective associant des agents
concernés par une problématique similaire, ou exerçant le
même type de métiers. La démarche peut alors, au-delà des
aspects directement liés à la formation, s'articuler avec un
objectif de production d'outils ou de méthode, de manière
collective.
La démarche de formation-action peut être aussi être envisagée en externe, via la constitution d'un réseau d'acteurs évoluant dans le même domaine professionnel, et désireux d'échanger entre eux. Les échanges porteront sur les projets menés par les membres du réseau, chacun pouvant soumettre aux autres les problèmes auxquels il est confronté, et s'interroger sur la pratique la plus conforme aux principes du développement durable sur un thème donné.
La constitution et
l'animation d'un réseau sont des activités fortement
mobilisatrices en temps, ne correspondant pas forcément aux
missions dévolues à une collectivité locale, un service de
l'Etat ou un établissement public sous tutelle. De nombreuses
structures publiques ou associatives ont d'ailleurs vocation
à faire vivre un ou des réseaux dans un secteur professionnel
: unions régionales, fédérations, associations de
professionnels… Il peut être intéressant de se
rapprocher de l'une d'elles pour démultiplier l'information
et organiser un travail sur le thème du développement
durable.
Pour les collectivités locales, les échelons intercommunal et
régional peuvent jouer ce rôle de mise en réseau, avec une
approche territoriale et prospective de l'idée de
développement durable. Ainsi, par exemple, les clubs des
villes et territoires durables de Rhône-Alpes et de
Midi-Pyrénées, tous deux animés au niveau régional par
l'agence de l'énergie et de l'environnement, constituent des
lieux propices pour l'échange d'expériences et la
qualification des acteurs. Les organismes de formation
peuvent aussi susciter la création de réseaux d'échanges
professionnels.
Formation en
ligne
Le Centre interrégional de formation professionnelle de Mâcon
a proposé durant l'année 2001 une formation en ligne sur le
développement durable. Cette "formation" originale consistait
en un rendez-vous mensuel de 2 heures sur le réseau Intranet
du Ministère où les volontaires pouvaient échanger leurs
points de vue et leurs expériences en matière de
développement durable.
Le débat initial a précisément concerné le contenu possible
d'une formation en ligne sur le développement durable. Le
groupe a conclu que cette notion relevait plus, pour leur
Ministère, d'une culture à partager que de connaissances à
acquérir. Cette culture ne pourrait se diffuser que par
l'échange entre "praticiens" d'horizons divers, en dehors du
simple périmètre de l'Equipement, autour de projets complexes
de développement local (exemple étudié : classement des haies
dans un PLU).
Avant l'interruption de l'expérience, il était prévu
d'organiser une réunion de visu tous les six mois. Dans
l'hypothèse d'une relance, la création de sous-groupes
spécialisés est envisagée (bâtiments, infrastructures
routières…).
Formation
"intra"
Une formation "intra" est élaborée spécifiquement pour la
structure, avec une dimension collective. Il convient donc,
si l'on décide d'en confier l'organisation à un prestataire
spécialisé, de rédiger un cahier des charges de
formation.
Plusieurs structures peuvent s'associer pour organiser une
formation de leurs personnels respectifs, et ainsi constituer
des groupes de formation plus homogènes sur certaines
thématiques.
Formation "inter" ou
"catalogue"
Les stages et formations proposées par les organismes
spécialisés peuvent compléter utilement la stratégie
envisagée. Toutefois, le bénéficiaire, de retour dans sa
structure, ne sera pas forcément en mesure d'impulser un
changement de pratiques ni de transmettre ses
connaissances.
Une formation au management
environnemental d'un ou quelques techniciens, pouvant
préfigurer une certification ISO 14 001 ou EMAS, peut être un
élément important dans la démarche générale. Les formations
individuelles interviennent bien sûr à tout moment (besoin
ponctuel pour quelques personnes, complément d'une
sensibilisation, veille technique et réglementaire…).
Formations pour des administrations éco-responsables : voir exemple 13
Formation
thématique
Par rapport à la sensibilisation générale, une formation
thématique a pour objet de fournir plus d'informations
opérationnelles aux agents, en rapport direct avec leur
métier, dans un domaine précis concerné par une problématique
de développement durable.
Le contenu d'une formation thématique peut évidemment
comporter des aspects techniques et juridiques très pointus.
Le souci d'une approche "développement
durable" nécessite aussi d'aborder des aspects plus
généraux : liens avec les problèmes globaux, dimension
transversale du thème, relation avec les partenaires, apports
d'une démarche de concertation…
La démarche de formation-action peut également sortir du
cadre traditionnel d'un plan de formation, et reposer sur une
initiation par le projet, en interne. Une telle initiation
mêle sensibilisation et auto-apprentissage dans le cadre d'un
projet pilote en lien avec les principes de développement
durable. C'est un apprentissage "au fil de l'eau", une
expérimentation directe des pratiques de développement
durable.
Initiation par le
projet
L'expérience de conduite d'un projet de construction HQE peut
ainsi être formatrice par le fait qu'elle mobilise
généralement un nombre élargi d'acteurs, dans une approche
pluridisciplinaire et transversale. La présence d'un
assistant à maître d'ouvrage spécialiste de la HQE peut
apporter un fond de connaissances de base et une expérience,
mais c'est du projet lui-même que naîtront des préoccupations
nouvelles, sources d'interrogations pour les agents.
S'il existe, le référent Environnement / Développement
Durable peut être lui-même "formateur" lorsque dans le cadre
d'un projet précis, il initie ses collègues en charge du
dossier à certains savoir-faire ou pratiques, les informe ou
les oriente vers des spécialistes qualifiés.
L'initiation par le projet peut consister de manière
judicieuse en une réflexion sur la manière de conduire un
projet s'inscrivant dans une démarche de développement
durable. Le groupe de pilotage dudit projet pourra ainsi
évaluer à chaque étape (diagnostic et enjeux, cadrage des
objectifs et des moyens, réalisation, évaluation) les efforts
consentis en faveur du travail en transversalité, de la
circulation de l'information au sein de la structure et avec
les partenaires, du calcul de coût global…
Au cas où les savoir-faire et la connaissance des principes
du développement durable existent en interne, une stratégie
de formation par le projet peut être adaptée à des petites
structures ayant peu de temps et de moyens à dégager pour
leur plan de formation.
Sensibilisation au développement
durable
Une action de sensibilisation générale n'a pas vocation à
modifier directement la conduite opérationnelle des projets
ou les pratiques professionnelles au sein de la structure.
Elle peut être envisagée comme un préalable, une première
étape d'introduction du développement durable dans les
préoccupations des agents. Elle peut aussi être conçue comme
un accompagnement du changement, pour nourrir la réflexion et
le débat interne à la structure, et "expliquer" le choix d'un
projet s'inscrivant dans une démarche de développement
durable.
La sensibilisation vise à enrichir la culture professionnelle
des agents, à susciter une interrogation sur les enjeux de
leur action, jusqu'à faire partager un "réflexe"
développement durable.
A partir de là, une formation plus poussée aura notamment
pour objet de fournir des outils d'analyse et des exemples
apportant des éléments de réponse à cette question.
Plus largement, la sensibilisation ne saurait être un
processus véritablement balisé dans le temps. Si l'objectif
"durable" de la stratégie de formation est de favoriser
l'émergence d'une culture commune autour des principes du
développement durable, alors il convient de toujours remettre
sur le métier la démarche, de ne pas la considérer comme
définitivement acquise.
La sensibilisation peut être mise en œuvre au travers de
différents moyens : journée d'information générale ou
colloque sur le développement durable, animation d'ateliers
d'échanges, visite guidé d'une opération in situ…
Agences régionales de l'énergie
et de l'environnement
Les agences régionales de
l'énergie et de l'environnement peuvent également apporter
une assistance aux collectivités locales, en aidant à
l'élaboration de leur stratégie de formation ou en organisant
des interventions à la demande. Chacune des 10 agences du
réseau (RARE) développe des pôles de compétences spécifiques
parmi les thématiques du développement durable : diagnostic
territorial, accompagnement d'Agenda 21, haute qualité
environnementale dans les bâtiments et l'aménagement,
management environnemental, maîtrise de l'énergie, énergies
renouvelables, espaces naturels, observation
environnementale...
CNFPT
Pour les
collectivités locales, le
Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT)
est un partenaire incontournable, et l'on pourra contacter
l'une des 28 délégations régionales. De nombreuses
délégations proposent désormais des stages axés sur le
développement durable, qu'il s'agisse de sa dimension
territoriale, ou de ses applications dans le domaine du
bâtiment, de l'eau, de l'aménagement urbain, des espaces
verts…
Dès 1999, la Délégation Poitou-Charentes du CNFPT a inscrit
dans son catalogue de formations un stage de quatre jours sur
la thématique du développement durable et de
l'intercommunalité.
Les objectifs visés sont de trois ordres :
Mode de formation :
sensibilisation au développement durable et
formation-action
Public concerné :
personnel encadrant des collectivités locales, en particulier
des EPCI
Contact : Anne GIRAUD,
responsable formation (anne.giraud@cnfpt.fr).
Formateurs : Jean-Philippe
André, consultant (jpa@youloveart.com) et
Benoît Théau, journaliste et consultant (Tél. 05.49.41.86.67
benoit.theau@igapura.org).
1° En amont de l'élaboration de son Agenda 21, la Communauté d'agglomération du Val d'Orge (Essonne, 91) a initié à l'automne 2001 une démarche de formation-action pour les élus et les techniciens des communes et de la structure intercommunale.
L'un des objectifs de la démarche visait à aider les participants à "traduire" la notion de développement durable en termes d'enjeux locaux, et à diagnostiquer les besoins du territoire et de leur structure, notamment en termes de formation.
Contact : Sandrine MAILLET, Mission Agenda 21 (agenda21@agglo-valdorge.com)
Tél. : 01.69.72.12.23).
2° Dans le cadre de son programme Innov'actions 2002, le Conseil général des Hauts-de-Seine (92) a proposé trois ateliers thématiques à son personnel d'encadrement. Les trois ateliers portaient sur le "bien-être" (gestion du risque, santé…), la solidarité et la mobilité. Afin de nourrir une réflexion transversale sur les sujets abordés, des agents de l'ensemble des services ont participé à chaque séance.
Contact : Thierry HERDEWYN, Mission actions innovantes (therdewyn@cg92.fr )
Tél. : 01.47.29.41.94).
3° Dans le cadre de son projet "Qualité de vie partagée", la Ville de Marseille a mis en place 16 ateliers d'échanges et d'innovation, lieux de réflexion sur les projets municipaux à destination du public et sur le management interne. L'animation de chaque atelier est confiée à une direction de services, tandis que la direction Qualité de vie partagée, les services Formation, Logistique et Communication participent à l'organisation des réunions.
Pour chaque atelier, un animateur, un porte-parole et un secrétaire ont été désignés parmi les volontaires. Pour leur permettre à terme d'être autonomes dans l'animation des ateliers, ces personnes ont reçu une formation spécifique, dispensée par des prestataires spécialistes des techniques de "coaching" et d'animation de groupe.
Public concerné : 350 à 400 agents volontaires des services municipaux.
Contacts : Jean-Charles LARDIC, direction de la Qualité de vie partagée (sgm-environnement@mairie-marseille.fr )
Tél. : 04.91.55.48.90).
Nicole SCOTTI, service Formation (nscotti@mairie-marseille.fr)
Tél. : 04.91.14.54.00).
Partenaire : CNFPT Marseille.
4° Dans le cadre de la préparation de leur Agenda 21, les 61 communes regroupées au sein du groupement d'intérêt public Le Grand Lac se sont adressées au Ministère de l'Ecologie et du Développement Durable pour organiser des séances de formation d'une partie de leurs personnels sur les thèmes de l'éco-responsabilité.Eco-responsabilité des services du Premier MinistreGrâce à cette mutualisation de leur demande, des groupes relativement homogènes et de taille suffisante pourront être constitués : gestionnaires de patrimoine bâti, acheteurs…
Eco-responsables dans les administrations [Sensibilisation et formation aux démarches]
Contact : Etienne COUVREUR, Mission Grand Lac (e.couvreur@legrandlac.fr)
Tél. : 04.79.25.36.42).
5° Le Pays de Gâtine a été lauréat du deuxième appel à projets sur les Agendas 21 locaux (2000) pour le caractère participatif du processus d'élaboration de sa Charte. Afin de sensibiliser les plus dubitatifs, clarifier la notion de développement durable et apprendre à inscrire les projets de terrain dans une démarche s'y référant, le syndicat mixte du Pays a organisé une formation ouverte à tous les acteurs du territoire.
Trois réunions de sensibilisation ont d'abord abordé les thèmes suivants :
- histoire, concept et enjeux du développement durable : conférence avec 2 intervenants ; le développement durable en
- actions : témoignage sur une action de coopération décentralisée autour de l'habitat à Cuba, et présentation d'un panel d'indicateurs ;
comment inscrire des projets dans une perspective de développement durable ?
Etude de projets locaux et exemples de grilles de lecture avec 3 intervenants.La formation s'est poursuivie par des modules thématiques, quatre étant proposés aux participants : habitat et haute qualité environnementale, eau et hydro-citoyenneté, PME et artisanat : gestion des déchets des entreprises, paysage.
Mode de formation : sensibilisation au développement durable, puis approche thématique
Public concerné : environ 120 élus, agents des collectivités locales, membres du conseil de développement, responsables associatifs, entrepreneurs.
Contact : Marilyne RATEAU, Mission Projet de Territoire (rateauma@district-parthenay.fr)
Tél. : 05.49.64.25.49).
Partenaire : IFREE (ifree@educ-envir.org)
Tél. : 05.49.09.64.92).
6° Conseil Général de la Gironde (33)
Depuis septembre 2002, le Conseil Général propose à ses agents des réunions mensuelles d'information en "libre-service", dans l'idée d'enrichir la culture générale des agents, puis de les faire réagir sur l'idée de développement durable et ses implications sur les politiques territoriales. "L'heure du développement durable" a déjà été consacrée à la définition de la notion retenue par le Conseil général, à quelques exemples illustratifs d'actions départementales et à l'actualité des projets territoriaux.
L'animation des réunions a été confiée en interne à l'agence de développement des territoires, service chargé du suivi des "contrats de développement durable" entre le Conseil général et les Pays créés en Gironde.
Cette phase initiale de sensibilisation doit déboucher sur une démarche de concertation du personnel préfigurant l'élaboration d'un Agenda 21.
Mode de formation : sensibilisation au développement durable
Public concerné : 150 agents de tous les services du Conseil général.
Contacts : Gérard MARTY, Directeur général des services (Tél. : 05.56.99.34.64).
Christine PERTUIS, Agence de Développement des Territoires (Tél. : 05.56.99.57.88)
7° La Communauté urbaine de Dunkerque (Nord, 59) organise depuis le début de 2003 un "parcours d'accueil" sur le thème du développement durable, à l'attention de ses nouvelles recrues.
Durant la traditionnelle journée d'accueil, la présentation du projet de la collectivité s'accompagne d'une sensibilisation particulière aux questions de développement durable : présentation télévisée d'actions pilotes, explications sur les pratiques internes en la matière (collecte sélective des déchets, achats éco-responsables…). La chargée de mission Développement Durable intervient pour donner quelques explications sur la notion, et une plaquette d'information est remise aux participants.
A terme, il est envisagé de proposer aux arrivants une semaine d'immersion pendant laquelle ils pourront observer le travail d'autres services, participer à des réunions de pilotage de projets et aux réunions du Conseil communautaire, ceci pour les habituer au travail en transversalité.
Contact : Pascale FICHELLE, direction des Ressources Humaines (pascale.fichelle@dgl.cc)
Tél. : 03.28.62.70.00).
8° Direction départementale de l'équipement du Maine-et-Loire (49)
A la suite d'un séminaire de formation sur "Le Développement Durable dans les pratiques quotidiennes des agents", la DDE du Maine et Loire a engagé une réflexion concernant les quatre grands métiers dont elle a la charge : instruction des permis de construire et des aides, prestation de services et ingénierie publique, étude et observation, gestion du domaine public. Quatre groupes de travail ont été constitués, avec pour mission de "traduire" les enjeux du développement durable dans les pratiques professionnelles concernées, et de proposer un programme d'action portant à la fois sur des opérations-pilotes et sur le management des équipes.
Mode de formation : formation-action.
Public concerné : 130 agents de la direction et des subdivisions de la DDE.
Contact : Bernard DESMAREST, service Prospective et Environnement (bernard.desmarest@equipement.gouv.fr)
Tél. : 02.41.86.62.01).
Partenaire : IFRADE (Institut de formation et de recherche pour les acteurs du développement et de l'entreprise).
9° Ville d'Echirolles (Isère, 38)
Pour enrichir le diagnostic préalable à l'élaboration de l'Agenda 21 communal, des séances de formation interactives ont été proposées aux agents des services municipaux. Durant ces séances, à la suite d'un bref exposé, une question centrale fut posée aux participants : en quoi la préoccupation "développement durable" peut-elle modifier les conditions dans lesquelles vous exercez votre métier ? La réflexion était orientée sur trois axes : la prise en compte de l'environnement, les liaisons possibles entre les services, la prise en compte des préoccupations des habitants. Pour illustrer les débats, un "témoin" présentait une expérience innovante en rapport avec le métier des agents.
Par la suite, les agents ont reçu un "référentiel métier" recensant des pratiques professionnelles intégrant les principes développement durable dans leur domaine d'activité. Des réunions par service ont été organisées pour exposer les orientations à venir à partir de la synthèse des propositions faites en séance.
Plusieurs groupes de travail se sont depuis réunis pour mettre en place des "bonnes pratiques" dans les domaines suivants : pilotage de projets transversaux, énergie et déchets dans les bureaux, suivi de la collecte des ordures ménagères, clauses environnementales et sociales dans les procédures d'achat.
Mode de formation : formation-action
Public concerné : 370 agents municipaux de tous les services.
Contacts : Valérie VACCHIANI, Vanessa LESCOAT, Mission Environnement (vacchiani@ville-echirolles.fr)
Tél. : 04.76.20.64.47).
Partenaires : Rhônalpénergie-Environnement, CNFPT Grenoble, Sibenson Environnement, Stratorial Conseil.
10° Communauté d'agglomération de Poitiers (Vienne, 86)
Au début de 1997, le district de Poitiers (district créé en 1965, devenu Communauté d'agglomération le 2 décembre 1999) s'est lancé dans un projet de recherche méthodologique sur la prise en compte des principes du développement durable dans l'action de 5 de ses services, en rapport avec un projet transversal qu'ils avaient à piloter :Mode de formation : formation-action puis initiation par le projet, en interne.
- le service Développement urbain, et le projet d'actualisation du Plan d'Occupation des Sols ;
- le service des Affaires scolaires, et l'accueil éducatif post-scolaire des enfants ;
- le service des Espaces Verts, et l'instauration d'une gestion différenciée des espaces ;
- le service Eau & Assainissement, avec une étude des impacts comparés de différents choix techniques tout au long de la "chaîne de l'eau" ;
- le service Hygiène et Propreté, avec l'étude des implications sociales, économiques et environnementales des nuisances sonores en ville.
Public concerné : personnel encadrant de 5 services du district.
Contact : Dominique ROYOUX, service Recherche & Développement (royoux.d@agglo-poitiers.fr). Tél. : 05.49.52.36.49).
Partenaires : Association ORCADES (Tél. : 05.49.41.49.11. Site : www.orcades.org ).
11° Commune Loos-en-Gohelle (Pas-de-Calais)
Dans cette commune de 7 000 habitants, lorsque le lancement d'un projet implique l'acquisition de connaissances et de savoir-faire nouveaux, un ou plusieurs élus sont désignés pour collecter l'information puis la diffuser auprès du reste du conseil municipal. Certains techniciens jouent aussi ce rôle d'"éclaireurs".
Ainsi, le projet de construction d'une école primaire selon la démarche HQE a été l'occasion d'assister à plusieurs colloques sur le sujet, et de rencontrer des architectes compétents. Aujourd'hui, les projets d'équipement éolien de la commune et de bio-nutrition pour les groupes scolaires constituent autant d'opportunités de formation. Une conseillère municipale est ainsi chargée de se renseigner sur l'offre existante en matière d'alimentation biologique pour la restauration collective, puis d'en faire état à ses collègues.
Le responsable Environnement de la commune a directement sensibilisé ses collègues lors de la mise en place d'une collecte séparée des papiers blancs et des cartouches d'impression dans les bureaux. De la même manière, il expose des notes internes sur la question des achats éthiques et éco-responsables. Une formation plus poussée en externe du responsable des achats est envisagée sur le sujet.
Mode de formation : initiation par le projet en interne, avec sollicitation ponctuelle de partenaires.
Public concerné : élus et services municipaux.
Contact : Marc DESCHARLES, responsable Environnement (mairie.loos.en.gohelle@wanadoo.fr. Tél. : 03.21.69.88.77).
- Prise en compte du développement durable dans un, plusieurs ou tous les projets pilotés ou accompagnés par la structure
- Instauration de procédures et de pratiques éco-responsables dans le fonctionnement de la structure : maîtrise des consommations en ressources naturelles et des rejets néfastes pour l'environnement
- Economies de fonctionnement par la maîtrise des consommations en flux et produits et l'approche "coût global" des investissements
- Amélioration des procédures de travail en collaboration au sein de la structure et vis-à-vis de ses partenaires
- Amélioration de la qualité du service rendu aux usagers (grand public ou public spécifique)
12° Formation en ligne au CIFP de Mâcon (Saône-et-Loire)
Le Centre interrégional de formation professionnelle de Mâcon a proposé durant l'année 2001 une formation en ligne sur le développement durable. Cette "formation" originale consistait en un rendez-vous mensuel de 2 heures sur le réseau Intranet du Ministère où les volontaires pouvaient échanger leurs points de vue et leurs expériences en matière de développement durable.
Le débat initial a précisément concerné le contenu possible d'une formation en ligne sur le développement durable. Le groupe a conclu que cette notion relevait plus, pour leur Ministère, d'une culture à partager que de connaissances à acquérir. Cette culture ne pourrait se diffuser que par l'échange entre "praticiens" d'horizons divers, en dehors du simple périmètre de l'Equipement, autour de projets complexes de développement local (exemple étudié : classement des haies dans un PLU).
Avant l'interruption de l'expérience, il était prévu d'organiser une réunion de visu tous les six mois. Dans l'hypothèse d'une relance, la création de sous-groupes spécialisés est envisagée (bâtiments, infrastructures routières…).
Mode de formation : échange de bonnes pratiques en réseau.
Public concerné : environ 20 cadres et chefs de projets issus de différentes DDE et DRE, de CETE.
Contact : CIFP de Mâcon (Tél. : 03.85.33.55.00).
Partenaires : Jacques CHATIGNOUX, consultant (j.chatignoux@francenet.fr),
Olivier FREROT (DDE Territoire de Belfort, olivier.frerot@equipement.gouv.fr).
13° Formations pour des administrations éco-responsables
Le MEDD a initié une démarche visant à la promotion du principe d'éco-responsabilité dans le fonctionnement des administrations et des collectivités pour une meilleure prise en compte des objectifs du développement durable. Afin de susciter des projets ou de les accompagner, des modules de formation ont été élaborés dans le but de :
- donner du sens aux concepts de développement durable et d'éco-responsabilité,
- faire acquérir des connaissances sur le contexte réglementaire et technique relatif aux différents domaines dans lesquels des démarches éco-responsables peuvent s'engager,
- faciliter la mise en œuvre de projets opérationnels.
Les modules de formation disponibles sont les suivants :
- Intégrer des préoccupations environnementales dans la commande publique,
- Valoriser les déchets internes des administrations,
- Mettre en place une gestion écologique des espaces naturels non bâtis,
- Concevoir un programme d'amélioration de l'efficacité énergétique des patrimoines immobiliers.
Cette offre est périodiquement renforcée. En 2003, un nouveau module est proposé :
- L'éco-responsabilité et le développement durable : module de sensibilisation destiné aux décideurs - responsables de services administratifs, élus - et situé en amont des formations techniques.
- Les Directions régionales de l'environnement, avec le soutien technique de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie pour certains modules, sont responsables de l'organisation des formations.
- La programmation des sessions de formation s'établit en fonction des besoins des services déconcentrés de l'Etat et des collectivités locales de chaque région.
Mode de formation : formations thématiques sur les démarches éco-responsables
Public concerné : agents des services centraux et déconcentrés de l'Etat, agents des collectivités locales.
Formateurs : prestataires pour l'animation des modules de formation.
Contact : Anny SMADJA-MACARY, Bureau du verdissement et de l'emploi solidaire (anny.smadja-macary@environnement.gouv.fr)
Tél. : 01.42.19.17.13).
Sites Web
Centre suisse d'enseignement du marketing, de la publicité et de la communication SAWI (Lausanne) Depuis juin 2002, le SAWI offre - en collaboration avec First Tuesday-Rezonance (www.rezonance.ch) - un cours de formation en management de l'économie culturelle, sociale et environnementale. Ce cursus s'adresse principalement aux directions des entreprises actives dans la communication et la culture, ainsi qu'aux responsables des relations avec les pouvoirs publics et le secteur associatif.Organismes publics ou parapublics
Centre universitaire d'écologie humaine et des sciences de l'environnement (CUEH) de l'Université de Genève . Le Centre universitaire d'écologie humaine et des sciences de l'environnement de l'Université de Genève délivre chaque année un Certificat international en écologie humaine. Les cours-séminaires s'articulent autour de thèmes d'actualité tels que: développement durable, environnement et sécurité, environnement-développement-sociétés. Les cours de l'année 2002 étaient consacrés à la question «Les nouvelles technologies favorisent-elles le développement durable?»
Cours de formation continue en environnement destinés aux responsables environnement en entreprises sont organisés par l'EPFL ainsi que par les universités romandes.
Formation des citoyens
Formation des professeurs
Formation
Formation des élus locaux : La responsabilité de l'Etat en matière de formation et d'éducation lui donne un rôle primordial dans la diffusion des savoirs liés à la notion de développement durable et la sensibilisation de l'ensemble des acteurs. L'intégration dans le système éducatif traditionnel d'une éducation à l'éco-citoyenneté constitue à l'évidence un enjeu majeur. L'Etat peut aussi agir par le biais de programmes plus ponctuels, valorisant l'exemplarité, comme l'opération "1000 défis pour ma planète", qui vise à soutenir des projets d'éducation à l'environnement et au développement durable impliquant des jeunes de moins de 26 ans.
Formation, emplois et recrutement
Formation et emploi scientifique
Formations et manifestations de sensibilisation
Formation internet
Formation-mer-côtes
Formation professionnelle
Formation sur le genre
Formation sur les risques naturels
Formation tout au long de la vie
Formation [Vos droits]
Gestion des écosystèmes (GECOS), Lausanne
Le GECOS a pour mission de développer et d'enseigner les connaissances et méthodes nécessaires à l'utilisation des ressources naturelles et des techniques, en assurant le maintien ou l'amélioration des écosystèmes des points de vue qualitatif et quantitatif. Au sein du groupe Life-Cycle Group for Sustainable Development sont donnés des enseignements sur les thèmes suivants: éco-design (conception écologique des produits), ingénierie et management de l'environnement (IME), cycle postgrade en sciences de l'environnement.
IMD - Forum pour la gestion de la durabilité d'entreprise (Lausanne) . L'IMD (International Institute for Management Development) a créé récemment un forum (Forum for Corporate Sustainability Management) permettant aux responsables d'entreprises d'échanger des informations, de comparer leur expérience avec des références, de bénéficier des résultats de la recherche de l'IMD en matière de développement durable au sein de l'entreprise et de discuter des nouveaux défis que pose la responsabilité en matière de marketing, de relations avec les «parties prenantes», de participation du personnel ou de systèmes de gestion.
Institut d'éthique d'entreprise et du comportement organisationnel (E2CO), Haute école de gestion du canton de Vaud .Ce nouvel institut offre des services aux entreprises intéressées à analyser leurs forces et faiblesses en matière d'éthique d'entreprise, à élaborer une charte d'entreprise ou à améliorer leurs performances en matière d'éthique. Il a publié en novembre 2001 un rapport baptisé «Conceptions et pratiques de l'éthique dans les entreprises vaudoises», disponible sur CD-ROM également. e2co@hegvd.ch, tél. 021 316 55 67
SANU, Centre suisse de formation pour la protection de la nature et de l'environnement
Université de Fribourg: cours de formation en développement durable et en sciences de l'environnement
Les séminaires de formation continue couvrent divers thèmes utiles à l'entreprise et particulièrement aux PME: comment planifier et conduire un projet de certification ISO 14001; droit de l'environnement pour juristes et non juristes; communication environnementale externe et interne efficace; analyse et gestion des risques; rapport environnemental, aspects sociaux, et valeurs non-financières; systèmes de management qualité et environnement.Université de Neuchâtel, Diplôme de formation continue en écologie et sciences de l'environnement (ECOFOC)
Le cours fait le tour des problèmes liés à la gestion des écosystèmes et présente les instruments permettant la recherche de solutions. Cette formation en écologie aborde des problèmes pratiques et s'oriente vers les questions environnementales concrètes auxquelles l'économie et l'administration sont confrontées. L'organisation du cours implique un travail en groupe, alliant des expériences professionnelles diverses à l'approche académique propre à l'Université. La formation ECOFOC (FOC = formation continue) s'adresse aux enseignants, au personnel des entreprises, bureaux d'étude, administrations publiques et associations concernées par la protection de la nature et du patrimoine. Chaque année, d'octobre à juin.
Des organismes publics ou parapublics, qui proposent des formations ou une assistance sur certains champs du développement durable, peuvent être des partenaires précieux pour un service de l'Etat comme pour une collectivité locale. En particulier, les délégations régionales de l'ADEME proposent une aide à l'identification de personnes-ressources locales en mesure de participer à des sessions de formation et de faire part de leur expérience.Organismes privés
Plusieurs organismes privés (organismes de formation, associations…) proposent des formations reliées aux perspectives et aux principes du développement durable. D'autres stages privilégient un éclairage technique du thème traité, sans nécessairement proposer une approche croisée de ses enjeux environnementaux, sociaux et économiques, ou sans aborder les pratiques d'une gestion de projet en lien avec ce thème.Politique de formation interministérielle déconcentrée
La politique de formation interministérielle déconcentrée est mise en œuvre par la direction générale de l'administration et de la fonction publique (DGAFP), au sein du Ministère de la fonction publique, de la réforme de l'Etat et de l'aménagement du territoire.
Elle s'appuie sur un réseau de correspondants dans les Préfectures de Région (délégués interdépartementaux à la formation, chargés de missions dans les secrétariats généraux aux affaires régionales) et d'animateurs de formations présents dans chaque département. Les formations proposées concernent les domaines de compétences et de savoir-faire définis comme prioritaires et à caractère interministériel. Elles peuvent être organisées par les organismes de formation ministériels et les écoles de service public (stages ouverts à l'interministériel ou "mutualisés"), ou élaborées spécifiquement.
La circulaire interministérielle (Ministère de la fonction publique et Ministère de l'intérieur) du 13 janvier 2003 concernant l'orientation des crédits de formation rappelle que le développement durable figure parmi les thématiques prioritaires. En lien avec les directions régionales de l'environnement, les correspondants de la DGAFP mettent progressivement en place des formations aux démarches éco-responsables destinés à l'ensemble des services déconcentrés de l'Etat.