Habitat et Logement
Agence nationale pour
l'amélioration de l'habitat (ANAH) : Etablissement public
placé sous la tutelle conjointe du ministère chargé du
logement et du ministère chargé du budget. L'ANAH attribue
des subventions pour améliorer le confort dans l'habitat
privé.
Aide personnalisée au logement : Elle est attribuée pour
des logements en accession à la propriété ou en location dans
certaines conditions.
Allocations de logement :
Il existe une
allocation de logement familiale et une
allocation de logement sociale
Allocation de logement temporaire
(ALT) : Allocation versée par la Caisse d'allocations
familiales (CAF) aux associations à but non lucratif dont
l'un des objets est l'insertion par le logement des personnes
défavorisées, après signature d'une convention avec
l'Etat.
Centre d'hébergement et de
réinsertion sociale (CHRS) : Ces centres accueillent
les personnes ou familles connaissant de graves difficultés
(économiques, familiales, de logement, de santé ou
d'insertion) en vue de les aider à accéder ou à recouvrer
leur autonomie personnelle et sociale. Ces centres exercent
leurs activités avec le concours de travailleurs sociaux et
d'équipes pluridisciplinaires et dans le cadre d'une
organisation territoriale coordonnée.
Conseil national des politiques
de lutte contre la pauvreté et l'exclusion (CNLE) :
Organisme créé par le décret du
22 mars 1999, en application de la loi sur le revenu
minimum d'insertion et sur la lutte contre les
exclusions.
Conseil national de
l'habitat : Institué auprès du ministre du logement,
il réalise des études sur tout sujet relatif à la politique
du logement ainsi qu'un bilan annuel de la mise en oeuvre de
la loi du 31 mai 1990.
Cycle de vie des
Bâtiments
DAL (Droit au
logement) : Droit Au Logement est une association qui a
pour but d'unir les familles et les individus mal logés, sans
logis, pour la défense du droit à un logement décent pour
tous.
Droit au logement : La
"loi Besson" du 31 mai 1990 dispose dans son article 1er :
"Garantir le droit au logement constitue un devoir de
solidarité pour l'ensemble de la nation. Toute personne
éprouvant des difficultés particulières, en raison notamment
de l'inadaptation de ses ressources ou de ses conditions
d'existence, a droit à une aide de la collectivité, dans les
conditions fixées par la présente loi, pour accéder à un
logement décent et indépendant et s'y maintenir".
Fonds de Garantie de l'Accession
Sociale à la propriété (FGAS) : Créé en 1993 par les
pouvoirs publics, pour faciliter l'acces au crédit immobiler
des ménages à revenus modestes, ce fonds indemnise les
prêteurs privés pour les défauts de remboursements ou les
remboursements tardifs des Prêts
à l'Accession sociale (PAS) qu'il garantit.
Fonds de solidarité logement
(FSL) : La mise en place d'un FSL dans chaque
département a été rendue obligatoire par la loi du 31 mai
1990 dite "loi Besson". Ce Fonds est destiné à aider les
personnes et familles défavorisées à accéder à un logement
indépendant ou à se maintenir dans les lieux en cas d'impayés
locatifs, par l'octroi d'aides financières. Il prend
également en charge les mesures d'accompagnement social lié
au logement nécessaires à l'insertion de ces personnes.
Enfin, il finance en partie les coûts de gestion supportés
par les associations qui logent des personnes
défavorisées.
Haut Comité pour le logement des
personnes défavorisées : Institué auprès du Premier
ministre, il a pour mission de faire toute proposition utile
sur l'ensemble des questions relatives au logement des
personnes défavorisées. Il publie chaque année un rapport
remis au Président de la République et au Premier
ministre.
Loi d'orientation pour la
ville : La loi du 13 juillet 1991 assure un droit à la
ville à tous les citoyens. Il s'agit "pour les collectivités
locales d'offrir des conditions de vie et d'habitat qui
favorisent la cohésion sociale et permettent d'éviter les
phénomènes de ségrégation". Cette loi offre une traduction
juridique du concept de politique locale de l'habitat,
instauré à travers les PLH des lois de décentralisation de
1983. Son objectif est la lutte contre l'exclusion et la
ségrégation spatiale, en imposant la mixité du logement privé
et du logement social dans les grandes agglomérations.
Logement vacant : Aux
termes de l'article 51 de la loi du 29 juillet 1998, une taxe
sur les logements vacants est instituée dans les communes où
existe un déséquilibre entre l'offre et la demande de
logements. Cette taxe est à la charge des propriétaires de
logement vacant depuis 2 ans sauf si la vacance est
indépendante de leur volonté.
Maîtrise d'oeuvre urbaine et
sociale (MOUS) : Il s'agit d'une équipe
pluridisciplinaire (action sociale, logement) qui vise à
développer l'accès au logement des plus défavorisés. Elle
assure l'interface entre les structures ayant à connaître les
problèmes des personnes défavorisées face au logement et les
offreurs potentiels du logements. Elle est prévue sur une
période de 1 à 3 ans.
Mission interministérielle d'inspection du logement
social : La mission est chargée du contrôle des personnes
physiques ou morales intervenant dans le domaine du logement
social. Elle peut être chargée par les ministres dont elle
relève de contrôles et d'enquêtes ainsi que d'études,
d'audits ou d'évaluations dans le domaine du logement social.
Elle formule des propositions sur les suites à donner à ses
rapports d'inspection et s'assure de la mise en oeuvre par
les personnes contrôlées des mesures prises par les ministres
dont elle relève. La mission apporte, à leur demande, son
soutien aux services déconcentrés des ministères chargés de
l'économie, des finances, du budget et de l'équipement.
Opération programmée
d'amélioration de l'habitat (OPAH) :
Procédure d'intervention concertée entre l'Etat, la commune,
et l'ANAH. Son objectif est de réhabiliter le parc immobilier
bâti, d'améliorer l'offre de logements locatifs mise en
oeuvre dans le respect des équilibres sociaux, de la
sauvegarde du droit des occupants.
Prêts à l'accession sociale
(PAS) : Destinés aux ménages aux ressources modestes,
ils sont garanties par le Fonds de Garanties de l'Accession
Sociale à la propriété (FGAS)
Plan départemental pour le
logement des personnes défavorisées (PDALPD) : Il est
élaboré par le Préfet et le Président du conseil général sur
la base d'une étude quantitative et qualitative des besoins;
participent à l'élaboration du plan, des associations, des
bailleurs publics ou privés, les caisses d'allocations
familiales (CAF) les collecteurs de la participation des
employeurs à l'effort de construction dits collecteurs du 1%,
les DDASS, DDE et services du conseil général. Le plan est
établi pour trois ans et doit définir les catégories de
personnes défavorisées avec une priorité accordée aux
personnes et familles sans aucun logement ou menacées
d'expulsion sans relogement ou logées dans des taudis, des
habitations insalubres, précaires ou de fortune.
Plan départemental d'hébergement
d'urgence (PDHU) : Il est élaboré par le préfet qui
met en place un parc de logements d'urgence et de logements
d'insertion.
Prêt d'accession à la propriété
(PAP) : Issu de la réforme Barre de 1977, il est
distribué sous conditions de ressources et ouvre droit à
l'APL. Il disparait en 1995 remplacé par le prêt à taux
zéro.
Prêt locatif aidé (PLA) :
Issu de la réforme Barre de 1977, prévu pour allier l'aide à
la pierre à l'aide à la personne, il peut accueilllir 80% des
ménages grâce à un plafond de ressources supérieur de 50% aux
anciens plafonds HLM.O (HLM ordinaires).
En septembre 1999, le PLA est remplacé par le PLUS (Prêt locatif à usage
social)
Prêt locatif aidé trés social
(PLA-TS) : Il répond à la demande de logements à
loyers très modérés en offrant un financement avantageux : le
PLA-TS bénéficie d'une subvention de l'Etat majorée en
contrepartie de plafonds de loyers réduits à 20%.Les
logements construits ou acquis au moyen de PLATS sont
réservés à des ménages dont les ressources maximum sont
inférieures de 40% aux plafonds d'accés.
Prêt locatif à usage social
(PLUS) : Il désigne le logement social locatif
subventionné par l'Etat et réalisé par les organismes de
logements sociaux. Il remplace le PLA depuis septembre 1999
dans le cadre d'une réforme destinée à favoriser la mixité
sociale des occupants des logements sociaux (75 % de la
population peut prétendre à ces logements). Il doit répondre
à l'ensemble de la demande locative et est accessible.
Prêt locatif intermédiaire
(PLI) : Prêt créé en 1987 pour ouvrir l'accès des
logements sociaux aux ménages des classes moyennes dont les
ressources dépassent le plafond des PLA.
Professionnels
du batiment écologique
Réquisition : L'ordonnance de 1945 sur les réquisitions
visait à trouver une toit aux familles sinistrées par la
Seconde guerre mondiale. Elle autorise le Préfet (en cas de
crise grave du logement), ou le Maire (exclusivement dans les
situations d'urgence), à installer pour une durée de un à
cinq ans dans des logements inoccupés des personnes très
mal-logées, menacées d'expulsion ou sans logis. Une
indemnisation est versée au propriétaire par le bénéficiaire
ou par l'État en cas de défaillance. Depuis la lutte de lutte
contre les exclusions du 29 juillet 1998, seuls les logements
détenus par une personne morale (banques, compagnies
d'assurances, sociétés foncières...) sont susceptibles d'être
réquisitionnés.
Réseau de villes pour le
développement durable
Saturnisme : Il est
reconnu comme maladie à déclaration obligatoire depuis la loi
de lutte contre les exclusions. Dans les logements insalubres
d'avant 1948 dont les peintures s'écaillent, risque
d'intoxication pour les enfants en bas âge et les femmes
enceintes. Les conséquences de la maladie sont irréversibles
(diminution du quotient intellectuel, retards psychomoteurs,
diminution des capacités d'apprentissage et du développement
des enfants).
SRU (loi sur la solidarité et le
renouvellement urbains) :
loi n° 2000 - 1208 du 13 décembre 2000 relative à la
solidarité et au renouvellement urbain
La loi SRU réaffirme la place du logement locatif social,
et le rôle des organismes HLM au service du droit au logement
et de la mixité sociale. Le texte réforme les procédures de
lutte contre l'insalubrité et le péril, instaure le droit à
un logement décent, renforce les capacités d'intervention
dans les copropriétés dégradées et unifie les modes
d'interventions publiques en faveur de l'habitat privé. A
compter du 1er janvier 2002, les communes qui n'atteignent
pas le seuil de 20% de logements locatifs sociaux devront à
la fois payer une contribution et s'engager dans un plan de
rattrapage pour tendre vers l'objectif de mixité sociale (801
communes sont concernées en France)