Lexique de l'immigration et de l'intégration



 
 
 

A
Acompagnement scolaire
Accueil (attestation d')
Accueil (politique d')
A.E.P.S.
Amsterdam (Traité d')
Asile :
- demandeur d'asile
- droit d'asile
- asile territorial
Assimilation
Autorisation de travail
DMDD Voir aussi

 
 
 





Immigration 1 2 3 4
Intégration du développement durable dans les politiques publiques : L'intégration du développement durable est au coeur même de la mise en oeuvre de la stratégie nationale de développement durable. Cet axe stratégique propose de mobiliser les principaux outils et procédures communs à l'ensemble des ministères et de leurs établissements publics qui permettront d'aller dans cette voie.
Intégration (... et identité)
Intégration des questions de genre
Intégration socialeDMDD
Racisme, asile, migrations
Racisme et tolérance


C
C.A.D.A.
Carte
Certificat de nationalité
C.I.L.P.I.
Citoyenneté
C.L.A.S.
C.N.I.P.I.
Commission du titre de séjour
Communautaire
Contrat local pour l'accueil et l'intégration
Contrôle médical
C.R.I.P.I.
C.R.R.


D
Discrimination
D.P.M.


E
Ethnicité
Etranger
Expatriation
Extraneite


F
F.A.S.
Foyer de travailleurs migrants
F.T.D.A.


H
H.C.I.
H.C.P.F.


I
Immigration
Immigré
I.N.E.D.
Intégration
Intégration (modèle d')


L
Laïcité


M
Migration
Multiculturalisme


N
National
Nationalité
Naturalisation


O
O.F.P.R.A.
O.M.I.


P
Parrainage
Polygamie


R
Racisme
Recevabilité (conditions de)
Réfugié (statutaire)
Regroupement familial
Régularisation
Régularité
R.S.E.


S
"Sans papiers"
Schengen (Accord de et Convention d'application dudit accord)
Séjour (titre de)
Séjour (Commission du titre de séjour)
S.O.N.A.C.O.T.R.A.
S.S.A.E.
Statut personnel


T
Titre de séjour (Commission du)
Titre de séjour


U
Union Européenne


V
Visiteur


X
Xénophobie
 
 


ACCOMPAGNEMENT (scolaire)

Dom. : intégration.
Déf. : "Ensemble des actions visant à offrir, aux côtés de l'école, l'appui et les ressources dont les enfants ont besoin pour assurer leur réussite scolaire, appui qu'ils ne trouveront pas dans leur environnement familial et social" (Charte de l'accompagnement scolaire, qui précise que "ces actions ont un caractère gratuit et laïc").
Note : L'accompagnement scolaire est constitué pour l'essentiel de trois dispositifs complémentaires et articulés les uns aux autres: les animations éducatives péri-scolaires (AEPS), les réseaux solidarité-école (RSE) et les contrats locaux d'accompagnement scolaire (CLAS) : voir ces trois sigles.
Voir aussi : AEPS, CLAS, RSE.


ACCUEIL (attestation d')
Dom. : immigration.
Déf. : Document, établi par une autorité officielle, certifiant que l'étranger désirant venir en France pour une visite privée sera hébergé chez la personne qui fait établir cette attestation.
Note : L'attestation d'accueil remplace depuis la loi du 11 mai 1998 le "certificat d'hébergement".


ACCUEIL (politique d')
Dom. : immigration, intégration.
Déf. : Ensemble de mesures destinées à faciliter l'arrivée et l'installation en France de personnes étrangères en provenance de l'étranger.
Note : La politique d'accueil s'adresse aux familles arrivant en France dans le cadre du regroupement familial, aux familles de réfugiés statutaires (voir cette expression) et aux conjoints étrangers de Français. Cette politique comprend plusieurs étapes : entretien lors du dépôt de la demande (de regroupement familial par exemple) pré-accueil avant l'arrivée de la famille et accueil de la famille à son arrivée. Un "diagnostic social" permet alors de proposer à la famille des actions d'intégration au nombre desquelles l'apprentissage du français revêt une importance particulière.

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A. E. P. S.
Dom. : intégration.
Déf. : Animation éducative péri-scolaire.
Note : Ensemble des actions visant à offrir aux élèves d'écoles, principalement situées en zones d'éducation prioritaire (ZEP), la possibilité de diversifier leurs centres d'intérêt ainsi que de développer leurs capacités d'expression et de communication.
Voir aussi : CLAS, RSE.


AMSTERDAM (Traité d')
Dom. : immigration.
Déf. : Accord international (encore soumis à ratification par certains Etats, dont la France en 1998) conclu entre les Etats membres de l'Union Européenne (voir cette expression) en vue de permettre, entre autres objectifs, de "circuler librement et de vivre en sécurité" dans l'espace de l'Union.
Note : Le traité d'Amsterdam appelle, de ce point de vue, à l'harmonisation des politiques d'immigration, de visas et d'asile entre les pays signataires, ainsi que celle des règles de coopération judiciaire en matière civile et pénale.
Voir aussi : Union Européenne, SCHENGEN (accords de).


ASILE (demandeur d')
Dom. : immigration.
Déf. : Est en France demandeur d'asile toute personne ayant déposé auprès de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) un dossier en vue de se voir reconnaître la qualité de réfugié.
Note : Cette qualité est régie à la fois par des conventions internationales (principalement la Convention de Genève du 28 juillet 1951) et par des textes de droit interne (loi du 25 juillet 1952, loi du 11 mai 1998).
Voir aussi : Droit d'asile, OFPRA, réfugié.


ASILE (droit d')
Dom. : immigration.
Déf. : Droit accordé à une personne menacée ou poursuivie pour des raisons d'ordre politique d'avoir accès à un lieu ou à un territoire où elle sera en sécurité.
Note : Le droit d'asile ouvre aujourd'hui en France la faculté à la personne qui est admise à s'en prévaloir d'accéder à deux qualités possibles :
- celle de réfugié (voir cette expression), si la personne satisfait aux critères définis par la Convention de Genève de 1951, ou à celui qui est désormais énoncé par la loi du 11 mai 1998 au bénéfice de "toute personne persécutée en raison de son action en faveur de la liberté" (asile dit "constitutionnel", par référence au préambule de la Constitution de 1946, repris par la Constitution de 1958) ;
- celle de bénéficiaire de l'"asile territorial" (voir cette expression).
Voir aussi : Asile (demandeur d'), OFPRA, réfugié.


ASILE (territorial)
Dom. : immigration.
Déf. : Catégorie d'asile définie par l'article 13 de la loi du 11 mai 1998, modifiant la loi du 25 juillet 1952 et entendue comme un droit au séjour "accordé par le ministre de l'intérieur après consultation du ministre des affaires étrangères à un étranger si celui-ci établit que sa vie ou sa liberté est menacée dans son pays ou qu'il y est exposé à des traitements contraires à l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales".
Note : Une personne peut dans ces conditions relever de l'asile territorial sans que sa qualité de réfugié ait été par ailleurs reconnue en application des dispositions de l'article 2 de la loi du 11 mai 1998.
L'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, adoptée par les membres du Conseil de l'Europe en 1954, stipule que "nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants".
Voir aussi : Asile (droit d').

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ASSIMILATION
Dom. : immigration, intégration, nationalité.
Déf. : Aboutissement supposé ou attendu d'un processus d'intégration (voir ce mot) de l'immigré tel que celui-ci n'offre plus de caractéristiques culturelles distinctes de celles qui sont censées être communes à la majorité des membres de la société d'accueil.
Note : L'assimilation, souvent présentée comme exigence propre au modèle "français" d'intégration (voir cette expression) n'a en France aucune traduction juridique, sauf au sens où le droit de la nationalité considère le "défaut d'assimilation" d'une personne comme susceptible de justifier une décision défavorable à sa demande d'acquisition de la nationalité française : dans la pratique, le défaut d'assimilation s'entend, pour l'essentiel, soit d'une incapacité à maîtriser l'usage courant de la langue nationale, soit de la jouissance effective d'un statut matrimonial incompatible avec l'ordre juridique français (situation de polygamie).
Voir aussi : Intégration, modèle d'intégration.


AUTORISATION DE TRAVAIL
Dom. : immigration.
Déf. : Autorisation administrative préalable exigible de tout étranger (non national d'un Etat membre de l'Union Européenne) désireux d'exercer en France une activité salariée, à l'exception des titulaires de titres de séjour valant de plein droit autorisation de travail.
Voir aussi : Titre de séjour.

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C. A. D. A.
Dom. : immigration.
Déf. : Centre d'accueil pour demandeurs d'asile, appartenant à la catégorie juridique des Centres d'hébergement et de réadaptation sociale (CHRS). Le CADA a pour mission d'assurer l'hébergement, avec un accompagnement social allégé, des demandeurs d'asile durant toute la durée de la procédure d'examen de leur demande de reconnaissance du statut de réfugié, recours éventuel compris.
Note : Structure d'accueil créée par une circulaire du 19 décembre 1991. Vient compléter le réseau d'accueil constitué au milieu des années 1970 par les centres provisoire d'hébergement (CPH) réservés aux réfugiés statutaires, dont la vocation est reconnue, du fait de leur statut même, "à demeurer durablement en France".
Voir aussi : Asile (demandeurd').


CARTE
Dom. : immigration.
Déf. : Document individuel délivré par l'autorité compétente pour établir l'identité d'une personne, ses droits et ses obligations, son appartenance à une catégorie juridique donnée.
Note : Les titres administratifs désignés par l'appellation générique de "carte" ont ceci de commun que la personne qui en est titulaire doit être à même d'en justifier de façon commode, en particulier du fait qu'elle les porte sur elle en permanence.
Voir aussi : Titre de séjour.


CERTIFICAT DE NATIONALITE
Dom. : nationalité.
Déf. : Titre administratif délivré par le greffe du tribunal d'instance compétent qui établit la nationalité française du requérant en indiquant "la disposition légale en vertu de laquelle l'intéressé a la qualité de Français ainsi que les documents qui ont permis de l'établir" (article 31-2 du Code civil).
Note : La délivrance d'un certificat de nationalité à une personne fait bénéficier celle-ci d'une présomption de possession de la nationalité française. Ce certificat est en pratique l'instrument de preuve de la nationalité à la différence, par exemple, d'un simple passeport ou d'une carte d'identité, même si la délivrance de ces documents suppose en principe la production d'un tel certificat.


C. I. L. P. I.
Dom. : immigration.
Déf. : Commission interministérielle pour le logement des populations immigrées.
Note : Commission, créée par un arrêté du 9 juin 1998, qui succède à la C.N.L.I. (Commission nationale pour le logement des immigrés). Elle a pour mission la formulation de toutes propositions relatives au logement des populations immigrées et leurs familles, en particulier les actions concernant les foyers de travailleurs migrants. Elle prépare les programmes d'opérations éligibles aux financements de la  participation des employeurs à l'effort de construction ("1 % logement") à partir des propositions des préfets.
Voir aussi : FAS, foyer de travailleurs migrants.


CITOYENNETE
Dom. : intégration, nationalité.
Déf. : Qualité de citoyen, assimilée dans les pays démocratiques à celle de national majeur, qui rend une personne apte à exercer librement l'ensemble des droits politiques attachés à cette qualité, sous réserve qu'elle ne se trouve pas privée de tout ou partie de cet exercice par une condamnation pénale (privation de droits civiques : vote, éligibilité).
Note : L'exercice de droits ne va pas en démocratie sans le respect également légitime d'obligations (obligations de vivre en respectant les lois, mais aussi les "us et coutumes" du pays, obligations fiscales, devoir de satisfaire à la fonction de membre d'un jury de Cour criminelle).
Les problèmes liés à l'intégration de communautés immigrées dans le corps politique national sont devenus de nos jours tels qu'ils conduisent à approfondir la notion de citoyenneté : il en est ainsi en Amérique du Nord (Etats-Unis et Canada) comme en France et en Europe occidentale.
Voir aussi : Nationalité.


C.L.A.S.
Dom. : immigration, intégration, nationalité.
Déf. : Contrat local d'accompagnement scolaire.
Note : Le CLAS constitue depuis 1996 un dispositif de base de gestion de l'offre d'accompagnement scolaire (voir cette expression) dans des "quartiers défavorisés".
Voir aussi : AEPS, RSE.


C.N.I.P.I.
Dom. : intégration, nationalité.
Déf. : Conseil National pour l'Intégration des Populations Immigrées.
Note : Créé en 1984 auprès du ministre chargé de l'intégration, et succédant à l'ancienne Commission nationale de la main-d'oeuvre étrangère (CNMOE), le CNIPI est composé de 60 membres, dont 14 personnes issues de l'immigration et appartenant au monde associatif. Il est régulièrement consulté par le ministre sur des questions relatives à l'accueil et à l'intégration des populations immigrées (conditions de vie, habitat, travail et emploi, éducation et formation professionnelle, culture, etc ...) dont il peut également s'auto-saisir.


COMMUNAUTAIRE
Dom. : immigration, nationalité.
Déf. : Ressortissant d'un des Etats constituant aujourd'hui l'Union Européenne (voir cette expression), auxquels il convient d'ajouter les trois pays constituant l'"espace économique européen" (Islande, Liechteinstein, Norvège).
Note : Bien que juridiquement étranger, un ressortissant "communautaire" qui exerce en France ses droits de libre circulation, de libre établissement et dans le proche avenir "de vote et d'éligibilité aux élections municipales" dans les mêmes conditions qu'un national français ne peut plus désormais être considéré comme un étranger "comme les autres".
Voir aussi : Amsterdam (traité d'), Union Européenne.


CONTRAT LOCAL POUR L'ACCUEIL ET L'INTEGRATION
Dom. : immigration, intégration.
Déf. : Dispositif associant un certain nombre de partenaires (services de l'Etat, services locaux, Fonds d'action sociale, etc ...) en vue d'encadrer et de coordonner les actions conduites au sein de collectivités territoriales attachées à la réussite de l'intégration des populations immigrées dans l'espace local.
Note : Auparavant nommé "contrat d'agglomération", le contrat local pour l'accueil et l'intégration, régi aujourd'hui par une circulaire du 23 mars 1998 (ministère de l'emploi et de la solidarité, direction de la Population et des Migrations) associe principalement deux ensembles d'actions publiques :
- celles qui concernent l'accueil des personnes qui arrivent en France ou qui y sont récemment arrivées (familles rejoignantes, conjoints de Français, familles de réfugiés statutaires) ;
- celles qui intéressent l'insertion scolaire et professionnelle des enfants et des jeunes étrangers.
Voir aussi : Accueil (politique d').


CONTROLE MEDICAL
Dom. : immigration.
Déf. : Contrôle préventif nécessaire à l'obtention d'un titre de séjour par les immigrés, tel qu'il est effectué par l'Office des migrations internationales.
Note : Originellement conçu (décret du 30 juillet 1946 relatif à l'application de l'ordonnance du 2 novembre 1945 créant, par son article 29, l'Office national d'immigration : voir la référence OMI) comme instrument de contrôle sanitaire des travailleurs immigrés en vue de s'assurer de leur aptitude à être effectivement employés, le contrôle médical desdits travailleurs revêt depuis 1994 le caractère d'une visite de prévention et d'orientation, s'il y a lieu, vers des structures médico-sociales appropriées. Il demeure une formalité nécessaire à la délivrance d'un titre de séjour lorsque celui-ci est exigible de la personne concernée.
Voir aussi : O.M.I.


C.R.I.P.I.
Dom. : immigration, intégration.
Déf. : Commission régionale pour l'intégration des populations immigrées.
Note : Placée sous la présidence du Préfet de région, la CRIPI est composée pour moitié de représentants de l'Etat et des établissements publics concernés et pour l'autre moitié de représentants des collectivités territoriales de la région, des organisations syndicales, des caisses d'allocations familiales ainsi que "de personnalités reconnues pour leur compétence ou leurs connaissances dans le domaine de l'intégration".
Voir aussi : F.A.S.


C.R.R.
Dom. : immigration.
Déf. : Commission des recours des réfugiés.
Note : Constituée auprès de l'OFPRA et présidée par un membre du Conseil d'Etat, la CRR a compétence pour "statuer sur les recours formulés par les étrangers et les apatrides auxquels l'Office aurait refusé de reconnaître la qualité de réfugié". Elle constitue, dans l'exercice de cette compétence, une juridiction administrative. Ses décisions sont susceptibles de pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat.
Voir aussi : OFPRA.

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DISCRIMINATION
Dom. : immigration, intégration.
Déf. : Manifestation quelconque d'une atteinte portée, volontairement ou non, à l'égalité des droits, à l'égalité des conditions de leur exercice, à l'égalité des chances, mais aussi à l'égalité des obligations de chacun et de tous.
Note : La France n'a pas jusqu'ici la pratique de ce que les Américains ont expérimenté depuis les années soixante sous l'expression de "discrimination positive", désignant un ensemble de dispositions législatives et réglementaires susceptibles de manifester et de contribuer à garantir les droits de catégories de populations considérées comme faisant l'objet de discriminations de fait.


D.P.M.
Dom. : immigration, intégration, nationalité.
Déf. : Direction de la population et des migrations.
Note : Créée en 1966 au sein du Ministère en charge des problèmes de la population (aujourd'hui Ministère de l'emploi et de la solidarité) la DPM a pour vocation de traiter, soit par elle-même, soit - le plus souvent - en liaison avec d'autres administrations centrales et des établissements publics dont elle assure la tutelle (FAS, OMI, etc. : voir ces sigles) les questions relatives à l'accueil et à l'intégration des immigrés, ainsi que d'assurer la gestion de l'acquisition de la nationalité française. Elle est constituée de trois sous-directions : la sous-direction de la démographie, des mouvements de population et des questions internationales; la sous-direction de l'accueil et de l'intégration; la sous-direction des naturalisations.

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ETHNICITE
Dom. : immigration, intégration.
Déf. : Catégorie d'analyse sociologique qui s'efforce de référer les différenciations sociales et les inégalités de statuts économiques observables dans une société donnée à des caractéristiques de nature ethnique (origine culturelle, traits physiques apparents, modes de comportement, etc.) susceptibles d'identifier des personnes et des groupes.
Note : En France, toute référence à l'ethnicité d'une personne ou d'un groupe peut être légitimement considérée comme contraire à l'ordre républicain, dans la mesure où elle met en question l'unité juridiquement intangible de la nation française. On rappellera de ce point de vue la décision du Conseil Constitutionnel en date du 9 mai 1991 relative au statut de la Corse, condamnant le recours dans un projet de loi à l'expression de "peuple corse" en tant que "communauté historique et culturelle vivante" : "la mention faite par le législateur du "peuple corse, composante du peuple français", est contraire à la Constitution, laquelle ne connaît que le peuple français, composé de tous les citoyens français sans distinction d'origine, de race ou de religion". De ce fait, la notion de "minorité ethnique", d'usage courant dans les pays Anglo-Saxons, est également privée de légitimité institutionnelle.


ETRANGER
Dom. : nationalité.
Déf. : Personne qui ne possède pas, sur le territoire français, la nationalité française, soit qu'elle possède (à titre exclusif) une autre nationalité, soit qu'elle n'en possède aucune (apatride).
Note : Les personnes de nationalité française possédant une nationalité double ou plurielle ne sont considérées en France que comme françaises, en application d'une règle générale du droit applicable en tous pays.


EXPATRIATION
Dom. : immigration.
Déf. : Action de quitter son pays d'origine (au sens de "patrie", de terre des pères) en vue de s'installer (à titre temporaire ou permanent) à l'étranger.
Note : L'expatriation organisée des Français qui la souhaitent telle fait partie des compétences de l'Office des Migrations Internationales.
Voir aussi : O.M.I.


EXTRANEITE
Dom. : nationalité.
Déf. : Qualité de ce qui est étranger : une personne (parce qu'étrangère) ; un lieu (une ambassade étrangère) ; une situation.

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F.A.S.
Dom. : intégration.
Déf. : Fonds d'Action Sociale pour les travailleurs immigrés et leurs familles (le sigle complet devrait se lire : FASTIF).
Note : Créé à l'origine (1958) au bénéfice des "travailleurs musulmans d'Algérie en Métropole", le FAS est aujourd'hui un établissement public administratif sous tutelle de la DPM qui a pour mission d'oeuvrer à l'intégration de l'ensemble des immigrés et de leurs familles en suscitant et en accompagnant dans tous les domaines ( logement, formation, santé, éducation, culture, loisirs...) les actions susceptibles d'y contribuer. A cette fin, il subventionne des organismes (essentiellement associatifs) le plus souvent en partenariat avec d'autres acteurs publics (Etat, collectivités territoriales).


FOYER de travailleurs migrants
Dom. : immigration, intégration.
Déf. : Mode de logement collectif créé dans les années soixante pour accueillir les travailleurs migrants.
Note : Le dispositif a perduré et continue à accueillir des immigrés célibataires. On dénombre aujourd'hui (1998) quelques 700 foyers pour une offre totale de 130.000 lits, dont la moitié est gérée par la SONACOTRA (voir ce sigle), l'autre par des associations spécialisées.
Voir aussi : SONACOTRA.


F.T.D.A.
Dom. : immigration, intégration, nationalité.
Déf. : France Terre d'Asile.
Note : Association créée en 1968 en vue d'assurer "le maintien et le développement d'une des plus anciennes traditions françaises" au bénéfice des demandeurs d'asile, des réfugiés et de façon plus générale, des exilés politiques dès lors qu'ils séjournent sur le sol français ou envisagent de trouver asile en France. F.T.D.A. assure, pour le compte de l'Etat, le pilotage du réseau national de centres d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA) et pour réfugiés, ainsi que la gestion administrative des affectations de personnels dans les centres.
Voir aussi : Asile, CADA.

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H.C.I.
Dom. : immigration, intégration, nationalité
Déf. : Haut Conseil à l'Intégration
Note : Institué en 1989 auprès du Premier Ministre, le H.C.I. a pour mission "de donner son avis et de faire toute proposition utile sur l'ensemble des questions relatives à l'intégration des résidents étrangers ou d'origine étrangère". Il traite, dans un rapport annuel, d'une grande question de politique d'intégration : état du savoir disponible, conditions juridiques et culturelles de l'intégration, emploi des étrangers, "affaiblissement du lien social et enfermement dans les particularismes", discriminations, etc.


H.C.P.F.
Dom. : immigration.
Déf. : Haut Conseil de la population et de la famille.
Note : Placé sous la présidence du Président de la République, le HCPF est chargé d'éclairer celui-ci, ainsi que le gouvernement, sur les problèmes démographiques et leurs conséquences à moyen et long termes dans les domaines de la fécondité, du vieillissement et des mouvements migratoires, ainsi que sur les questions relatives à la famille et à la politique familiale.

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IMMIGRATION
Dom. : immigration.
Déf. : Phénomène désignant des mouvements de population d'un territoire vers un autre. Somme théorique, à un moment donné, des flux d'immigrés et des "stocks" de personnes immigrés depuis un temps déterminé sur le territoire.
Note : La notion de "population issue de l'immigration" est d'un emploi aussi courant que délicat. On peut cependant considérer que près d'un cinquième de la population de nationalité française résidant en France est "issue de l'immigration" depuis un sciècle.
Voir aussi : immigré, migration.


IMMIGRE
Dom. : immigration.
Déf. : Personne née étrangère à l'étranger et entrée en France en cette qualité en vue de s'établir sur le territoire français de façon durable.
Note : Un immigré a pu, au cours de son séjour en France, acquérir la nationalité française.
Voir aussi : immigration.


I.N.E.D.
Dom. : population.
Déf. : Institut National d'Etudes Démographiques.
Note : Fondé en 1945, l'INED est un établissement public de recherche placé sous la double tutelle du ministère de la recherche et du ministère en charge des problèmes de population. Il regroupe aujourd'hui une soixantaine de chercheurs en démographie théorique ou appliquée, et publie de nombreux travaux à caractère interdisciplinaire, en particulier au sein de la revue "Population" et de la collection "Travaux et Documents".
Voir aussi : D.P.M.


INTEGRATION
Dom. : immigration, intégration, nationalité.
Déf. : Le terme d'intégration (généralement référé à la situation des immigrés installés de façon durable dans le pays d'accueil) désigne à la fois un processus et les politiques qui ont pour objet de faciliter sa mise en oeuvre.
Note : Le processus, inscrit dans la durée, est celui d'une  participation effective de l'ensemble des personnes appelées à vivre en France à la construction d'une société rassemblée dans le respect de valeurs partagées (liberté des personnes, laïcité de la vie publique, solidarité) telles qu'elles s'expriment dans des droits égaux et des devoirs communs.
Mener une politique d'intégration, c'est définir et développer des actions tendant à maintenir la cohésion sociale au niveau local comme au plan national, de sorte que chacun puisse vivre paisiblement et normalement dans le respect des lois et l'exercice de ses droits et de ses devoirs. Ainsi conçue, une politique d'intégration ne concerne pas seulement les immigrés ; elle n'en doit pas moins prendre en compte les problèmes particuliers que peuvent poser certains d'entre eux.
Voir aussi : Intégration (modèle d').


INTEGRATION (modèle d')
Dom. : immigration, intégration.
Déf. : Ensemble de traditions historiques et de pratiques politiques et administratives caractéristiques d'une politique d'accueil et d'intégration des immigrés dans une société donnée.
Note : Il est courant de voir opposer un modèle d'intégration des immigrés durablement installés "à la française", qui serait inspiré par une volonté d'assimilation (voir ce mot) à un modèle de type anglo-saxon (ou encore néerlandais) qui respecterait l'épanouissement d'un "multi-culturalisme" (voir cette expression). Une telle opposition paraît devenir de plus en plus artificielle, même si elle continue de nourrir beaucoup de discours sur l'immigration et l'intégration. D'une part en effet, l'histoire de l'immigration en France montre à l'évidence qu'aujourd'hui comme hier la grande majorité des migrants ont d'abord été "accueillis" dans des communautés culturelles d'origine qui leur ont permis de sauvegarder au moins pour un temps leur identité avant de leur permettre de négocier avec la société d'accueil une nouvelle appartenance. D'autre part, il apparaît bien que de nos jours les modèles d'intégration dits "multi-culturels"connaissent des dysfonctionnements plus ou moins graves (Pays-Bas, Canada, Australie). Dans le cas français comme dans les autres, ces crises des modèles d'intégration paraissent traduire un risque, réel ou supposé, "d'enclavement ethnique" de certaines communautés immigrées.
Voir aussi : Assimilation. Multiculturalisme.

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LAÏCITE
Dom. : intégration.
Déf. : Principe qui établit, sur le fondement d'une séparation rigoureuse entre l'ordre des affaires publiques et le domaine des activités à caractère privé, la neutralité absolue de l'Etat en matière religieuse.
Note : La puissance publique garantit et protège la liberté de conscience de chacun : mais nulle autorité religieuse ou "spirituelle" ne peut prétendre à exercer une quelconque autorité publique. La séparation de l'Eglise et de l'Etat est entière (sauf en Alsace-Lorraine, pour des raisons d'ordre historique) ; en particulier, "la République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte" (loi du 9 décembre 1905 portant "séparation de l'Eglise et de l'Etat", article 2) ; la liberté de l'exercice des cultes en privé ou dans l'enceinte d'édifices réservés à cet effet est effective ; la tolérance à l'égard de toute forme de pratique religieuse qui ne porte atteinte ni à l'ordre public ni à la liberté et à l'intégrité des personnes est de règle.
Voir aussi : Intégration.


MIGRATION

Dom